<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785</id><updated>2011-10-04T00:23:26.831+02:00</updated><title type='text'>Des choses en plus...</title><subtitle type='html'>Art contemporain</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>31</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-4483019650753397872</id><published>2011-05-20T00:11:00.018+02:00</published><updated>2011-10-04T00:18:08.120+02:00</updated><title type='text'>SOLARIS</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-cRcu6-Er_6E/TdWd6Tk1hpI/AAAAAAAAAZ8/KULLGfpjAuk/s1600/IMG_2139.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;SOLARIS /&lt;/span&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;DOMINIQUE BLAIS&lt;/span&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;/ &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;11 MARS-7 MAI 2011&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;LE TRANSPALETTE, BOURGES&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-56lVdw_tPPI/TdWcvzTvXiI/AAAAAAAAAZk/zCgeEXzogv0/s1600/IMG_1952.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-56lVdw_tPPI/TdWcvzTvXiI/AAAAAAAAAZk/zCgeEXzogv0/s320/IMG_1952.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5608561256000609826" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-bYqV2s79RCk/TdWWaxoX63I/AAAAAAAAAYk/c-qsCTCpNTc/s1600/solaris-010.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Avec “Solaris”, Dominique Blais inaugure un nouveau cycle du Transpalette, dont la direction est confiée à Jérôme Cotinet-Alphaize et Damien Sausset pour trois ans. Pendant cette période, l’œuvre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Révolution II&lt;/span&gt;, produite à cette occasion et fixée sur l’un des murs extérieurs du lieu d’exposition situé dans la friche L’Antre-Peaux, “tournera” en continu, de jour comme de nuit. Composée de trente-deux néons formant une ellipse, la pièce, dans ce contexte, fonctionne comme une sorte de sablier lumineux dont l’animation rotatoire perpétuelle dans le sens des aiguilles d’une montre – qui n’est d’ailleurs pas sans l’apparenter à une icône de loading – , semble mesurer le temps qui passe, et qu’il reste.&lt;br /&gt;Si l’on souhaite à cette nouvelle ère du Transpalette qu’elle soit révolutionnaire, c’est pour l’heure bien sur le motif d’une révolution, au sens étymologique du terme, que l’exposition de Dominique Blais, exclusivement composée de nouvelles pièces prolongeant la recherche de l’artiste sur la perception et ses seuils, paraît reposer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-fWTE0Xv4CmI/TdWc_frA2vI/AAAAAAAAAZs/b88SbsiPyKo/s1600/IMG_1778.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-fWTE0Xv4CmI/TdWc_frA2vI/AAAAAAAAAZs/b88SbsiPyKo/s320/IMG_1778.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5608561525607422706" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-VS93mh3NASE/TdWZezPM9OI/AAAAAAAAAZM/x6j8JBtfjeo/s1600/solaris-020.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-bYqV2s79RCk/TdWWaxoX63I/AAAAAAAAAYk/c-qsCTCpNTc/s1600/solaris-010.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;Séquence 1 – Le précurseur sombre (1)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Posé au sol, face à l’entrée, un imposant caisson en plexiglas noir, mat. Aussi minimaliste qu’énigmatique, la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;black box&lt;/span&gt; trône au sein de l’anti &lt;span style="font-style: italic;"&gt;white cube &lt;/span&gt;qu’est le Transpalette, dont l’escalier en colimaçon et le monte-charge métallique constituent les vestiges manifestes de son usage d’origine comme magasin industriel. Mutique et hermétique, l’œuvre maintient en suspens le visiteur, lequel évolue autour de cette masse secrète dont rien ne s’échappe, si ce n’est le sentiment que quelque chose va advenir. Brusquement, un éclair déchire la surface de l’objet, sérigraphiée sur son envers: le motif de l’éclair, dessiné en réserve, apparaît sous l’effet d’un puissant flash au déclenchement imprévisible, parfois en rafale. Là, figure le “précurseur sombre”, à peine visible et révélé par l’”événement”, de cette déflagration lumineuse qui vient, durant quelques secondes, “empreinter” la rétine, comme le suggère le titre de l’œuvre, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Palinopsie&lt;/span&gt;, terme désignant le pendant pathologique du phénomène de persistance rétinienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-BTlR4wBkUd4/TdWdUaS5LLI/AAAAAAAAAZ0/ssElpwyl_K4/s1600/IMG_2133.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 211px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-BTlR4wBkUd4/TdWdUaS5LLI/AAAAAAAAAZ0/ssElpwyl_K4/s320/IMG_2133.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5608561884941331634" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Séquence 2 – L’extinction qui vient (Surexposition)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Collée directement sur deux pans de murs perpendiculaires, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fade out&lt;/span&gt; consiste en une série de douze affiches sur papier blanc de même format (85 x 125 cm). L’image – un plan ? (voir plus loin) – est sérigraphiée en négatif à l’encre argentée dont les reflets, selon l’angle de vue adopté, renversent l’image qui recouvre alors sa dimension positive. À mesure que la séquence progresse, et alors que l’intervalle, tel un espace-temps, croît, l’encre s’épuise et le blanc du papier gagne du terrain sur l’image qui tend à disparaître, comme brûlée par une lumière trop intense, une surexposition latente…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-cRcu6-Er_6E/TdWd6Tk1hpI/AAAAAAAAAZ8/KULLGfpjAuk/s1600/IMG_2139.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-cRcu6-Er_6E/TdWd6Tk1hpI/AAAAAAAAAZ8/KULLGfpjAuk/s320/IMG_2139.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5608562535972570770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-nyQhTZWNM7A/TdWZ1OI5s9I/AAAAAAAAAZU/lqf3DkgI1_U/s1600/solaris-030.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Séquence 3 – Sans soleil&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus loin, le visiteur se retrouve sous une verrière laissant transparaître un halo circulaire mu en un lent déplacement, tel un soleil. L’escalier nous invite à s’en approcher et à découvrir l’envers du décor. Au terme de l’ascension, au second niveau, l’artifice se dévoile: au dessus de nos têtes se déploie la (vraie) verrière, recouverte d’une bâche noire formant des vagues silencieuses sous l’effet du vent et occultant ainsi toute source de lumière naturelle. À hauteur du sol, au dessus du vide que forme le large puits de lumière creusé dans le lieu, repose une (fausse) réplique de cette même verrière. Les plaques de verre ont été remplacées par du plexiglas transparent dépoli qui laisse percer la lumière tout en présentant une opacité qui, dans un premier temps, avait retardé la découverte du dispositif. Fixé à un bras motorisé, un puissant projecteur effectue, selon un cycle d’une heure, une rotation à 180°. De droite à gauche, puis de gauche à droite, il se déplace lentement, presque imperceptiblement, et avec lui, les ombres portées des rambardes entourant la coursive. Arrivé en fin de course, le projecteur s’éteint, puis rougeoie avant d’entamer un nouveau cycle. L’atmosphère “climatique” de cette œuvre in situ se double d’une dimension cinématographique qui parcourt toute l’exposition dont le défilement est conçu sur une boucle repliée sur elle-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/--jY0cR8ra14/TdWaG6nEwwI/AAAAAAAAAZc/rH7nB1iXuoE/s1600/solaris-060.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/--jY0cR8ra14/TdWaG6nEwwI/AAAAAAAAAZc/rH7nB1iXuoE/s320/solaris-060.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5608558354562859778" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Séquence 4 – Dans l’autre sens (Répétition et différence)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est alors temps de revenir sur ses pas. L’escalier descendu, on observe désormais  l’installation avec un autre regard, averti. Puis l’on parcourt à nouveau la séquence d’affiches, cette fois en sens inverse. Fade in. L’image finit par apparaître, et se révèle par réminiscence: un plan ? Non. Une vue en contre-plongée de la verrière du Transpalette. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Flash back&lt;/span&gt;. Quelques éclairs silencieux nous éblouissent encore avant d’achever cette révolution et de quitter l’espace d’exposition pour recouvrer la lumière naturelle. La boucle est bouclée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(1) “La foudre éclate entre intensités différentes, mais elle est précédée par un précurseur sombre, invisible, insensible, qui en détermine à l’avance le chemin renversé, comme en creux. (…) Parce que le chemin qu’il trace est invisible, et ne deviendra visible qu’à l’envers, en tant que recouvert et parcouru par les phénomènes qu’il induit (…)”, Gilles Deleuze, Différence et répétition, Presses Universitaires de France, Paris, 1968, pp. 156-157.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Texte publié sur&lt;span style="color: rgb(255, 153, 255);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://labellerevue.org/chroniques/chro201103_vicente.html"&gt;La Belle revue&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 255);"&gt; &lt;/span&gt;en mars 2011.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Crédits : Nicolas Durand&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-4483019650753397872?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/4483019650753397872/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=4483019650753397872' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/4483019650753397872'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/4483019650753397872'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2011/05/solaris.html' title='SOLARIS'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-56lVdw_tPPI/TdWcvzTvXiI/AAAAAAAAAZk/zCgeEXzogv0/s72-c/IMG_1952.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-3826767245286275663</id><published>2011-01-27T01:15:00.014+01:00</published><updated>2011-01-28T00:43:06.790+01:00</updated><title type='text'>LIVE, Guillaume Leingre, Point éphémère, 2010</title><content type='html'>&lt;style&gt;@font-face {   font-family: "Times New Roman"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: "Times New Roman"; }p.MsoFootnoteText, li.MsoFootnoteText, div.MsoFootnoteText { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: "Times New Roman"; }span.MsoFootnoteReference { vertical-align: super; }table.MsoNormalTable { font-size: 10pt; font-family: "Times New Roman"; }div.Section1 { page: &lt;/style&gt;&lt;span style="font-variant: small-caps;font-family:georgia;font-size:100%;"  &gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);font-family:lucida grande;font-size:130%;"  &gt;&lt;br /&gt;Cinq actions pour toute forme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p style="color: rgb(102, 102, 102); font-family: trebuchet ms;" class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;      &lt;p  style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;D’emblée, l’on pourrait affirmer que la richesse de LIVE tient à son essentielle “pauvreté”. Entendons, par ce terme &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;font-size:85%;" &gt; péjoratif, l’économie de moyens manifeste qui caractérise chacune des cinq parties constituant LIVE.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commençons, puisqu’il est à la base du projet, par l’espace lui-même, crucial dès qu’il s’agit de performance, un art proprement &lt;i&gt;in situ&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;font-size:85%;" &gt;. À peine séparé du bar-restaurant du Point éphémère, visible de l’extérieur à travers de larges baies vitrées – et vice versa –, percé par un pilier en béton, sectionné par un escalier en métal et traversé par une passerelle permettant l’accès aux étages supérieurs abritant ateliers et studios : un espace donné avec/dans lequel il a fallu composer. Cet espace, Guillaume Leingre ne l’a pas réduit à un simple contenant mais l’a, à cinq reprises, transformé tout en en préservant l’intégrité architecturale. Il est devenu le décor intrinsèque de chaque LIVE, pour lequel le mur de béton s’est vu revêtir un costume particulier (1)&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8155099563073688785#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;&lt;/a&gt;. Dans leur ordre d’apparition: noir avec une bande blanche, rose, blanc ponctué de formes suprématistes, gris pâle, blanc rayé de bandes bleues – des lés de papier photo vierge bleutés sous l’effet de la lumière.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-style: normal;font-size:85%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/TUC7wyAjh9I/AAAAAAAAAYA/e4sk5uQZSN0/s1600/l%25C3%25A9s%2Bbleus.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/TUC7wyAjh9I/AAAAAAAAAYA/e4sk5uQZSN0/s320/l%25C3%25A9s%2Bbleus.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566655586162149330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Une fois habillés – toujours “pour l’occasion” –, et pouvant faire eux-mêmes images, les murs ont aussi servi de support. En premier lieu, pour la photographie, stimulus de chaque action – ou, dans le cas de LIVE #5, résultat de l’action – : nue ou sous verre, collée, soigneusement accrochée, grossièrement scotchée, pendue ou maintenue par des objets. Mais encore, support des traces et autres marques procédant de certains actes dont la violence, latente ou effective, répondit à la “dureté”, tant physique que symbolique, du béton utilisé pour cette architecture d’origine industrielle : les impacts de balle (LIVE #1), les coups de fouet (LIVE #2), les entailles à la disqueuse (LIVE #3). Le mur lui-même, marqué, empreinté, dessiné voire sculpté, est devenu surface d’action, et preuve de cette action effectuée devant, sur et contre lui. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Si LIVE intègre la question des contraintes, il parle aussi des limites – notion historiquement attachée au genre, certes protéiforme, de la performance – pouvant évoquer, sur le plan photographique, le “cadre”.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/TUC8j3qUhrI/AAAAAAAAAYQ/B_p7omIWwgA/s1600/tennis_01_medium.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/TUC8j3qUhrI/AAAAAAAAAYQ/B_p7omIWwgA/s320/tennis_01_medium.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566656463852832434" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Hors-champ = Hors limites ? Les limites peuvent aussi bien être dépassées à l’intérieur du cadre même, celui de la photographie – à l’instar de cet autoportrait&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;de Robert Mapplethorpe qui fit scandale à son époque et que Guillaume Leingre ravive dans LIVE #2 –, comme celui que constitue l’espace d’intervention. À propos de limites, shooter – avec une arme et non un appareil photo – les enfants flingueurs immortalisés par William Klein à New York en 1952 n’aura pas été permis au Point éphémère… Des actionnistes viennois à Gina Pane en passant par Chris Burden – et notamment son célèbre &lt;i&gt;Shoot&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;font-size:85%;" &gt; (1971) où, en public, il se fit tirer une balle dans le bras – le corps a largement été mis à mal dans la performance en général, et le Body Art en particulier. Ici, il l’aura été par photographie interposée, “pour la beauté du geste” : celui de Mapplethorpe lacéré à coups de fouet, jusqu’à sa totale mise en pièces ; celui de la femme noire scarifiée entaillée par la disqueuse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-style: normal;font-size:85%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/TUC7lqqPeCI/AAAAAAAAAX4/xINf5DRkIas/s1600/scarif.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/TUC7lqqPeCI/AAAAAAAAAX4/xINf5DRkIas/s320/scarif.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566655395210950690" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Sans jouer la carte de la provocation gratuite, Guillaume Leingre a en revanche joué le jeu du spectacle, parfois destabilisant, qu’est toute performance, avec son lot d’acteurs et de spectateurs. L’entrée en scène de l’acteur principal – physiquement absent de LIVE #1 et escorté de l’artiste Pascal Lièvre dans LIVE #2 – était réglée, ritualisée : Guillaume Leingre descendait l’escalier en métal avant de pénétrer dans l’espace. Une descente pareille à un lever de rideau, mouvement et signal déclencheur du début de l’action fondée sur le(s) geste(s), et non sur la parole. Pas un mot, alors que l’on assiste depuis quelques temps à un retour de la parole dans l’art. Les acteurs vivants de ce “théâtre sans théâtre”, s’ils pouvaient, par la manipulation d’instruments divers, générer des bruits plus ou moins violents, partageaient avec la photographie, cet autre acteur – le premier, statique, mort mais rendu vivant au moyen de l’action –, une forme manifeste de mutisme. Ainsi, aucune espèce d’interactivité avec le public, assistant, témoin, n’a été mise en œuvre dans LIVE si ce n’est à travers le (dé)placement des différents acteurs, conditionnant le (dé)placement des spectateurs à leur tour, intégrés dans la zone d’action – à l’exception de LIVE #1, durant lequel ils étaient littéralement mis à l’écart, hors-champ –, les gestes des acteurs induisant de manière tacite des frontières invisibles entre les deux “camps”.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mais parmi tous ces personnages, n’oublions pas les objets et autres outils utilisés au cours de ces actions, et achevant d’ancrer ces dernières dans une économie et un ton remarquables. En dépit de sa logique dématérialisante, la performance peut incorporer des objets dont l’usage, détourné, devient artistique, et pouvant eux-mêmes faire œuvres (2).&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8155099563073688785#_ftn2" name="_ftnref2" title=""&gt;&lt;/a&gt; LIVE va à l’encontre de l’aura fétichiste de l’objet et de l’œuvre d’art (3).&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8155099563073688785#_ftn3" name="_ftnref3" title=""&gt;&lt;/a&gt; Aucune des images utilisées, trouvées pour la plupart, ne jouissaient du statut d’œuvres, exceptée la photo de Mapplethorpe qui est d’ailleurs violemment détruite par l’artiste. Quant aux objets à part entière manipulés au cours des performances – raquette et balle de tennis (LIVE #1), fouet (LIVE #2), disqueuse (LIVE #3), échafaudage, racloir et échelle (LIVE #5) : des objets non nobles, bruts voire brutaux et/ou bruitistes, inscrits dans divers registres et esthétiques, du sport au chantier en passant par le “dressage”, ici à connotation sado-masochiste.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="color: rgb(102, 102, 102); font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="color: rgb(102, 102, 102); font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/TUC8AHIOyYI/AAAAAAAAAYI/OUVD078PfI4/s1600/mapplethorpe.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/TUC8AHIOyYI/AAAAAAAAAYI/OUVD078PfI4/s320/mapplethorpe.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566655849529526658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="color: rgb(102, 102, 102); font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p face="georgia" style="color: rgb(102, 102, 102);" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;S’il a eu recours à des éléments externes, Guillaume Leingre a aussi opéré avec les “moyens du bord”: sa main (LIVE #4) qu’il posa pendant une minute sur une photographie représentant un moulage de main en plâtre, engageant ainsi directement une partie de son propre corps. Mais aussi la lumière naturelle (LIVE #5) qui, sur un mode minimaliste, est symboliquement venue clore le cycle LIVE en bleutant progressivement des lés de papier photo vierges dispersés sur les murs. Enfin, les éléments intrinsèques au lieu lui-même ont été mis à contribution, comme les murs et l’escalier plus haut évoqués, ainsi que les rideaux de fer servant à obstruer les baies vitrées de l’espace, baissés puis relevés pour y faire pénétrer la lumière dans LIVE #5.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p face="georgia" style="color: rgb(102, 102, 102);" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p face="georgia" style="color: rgb(102, 102, 102);" class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p face="georgia" style="color: rgb(102, 102, 102);" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;L’ “appareil” de LIVE révèle cette “pauvreté” annoncée dès le début de ce texte, laquelle ne vient en rien contredire, mais au contraire amplifie, la teneur et la tenue conceptuelles, formelles et critiques d’un projet littéralement accompli. Si dire c’est faire, faire c’est dire. Guillaume Leingre, avec peu, a fait beaucoup et, bien que sans voix, ne nous en a pas dit moins sur l’art et ses moyens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div  style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:trebuchet ms;"&gt;   &lt;hr align="left"  width="33%" style="font-size:78%;"&gt;  &lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;br /&gt;(1) L&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8155099563073688785#_ftnref1" name="_ftn1" title=""&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;e sol est également paré lors du LIVE #4, recouvert d’une moquette noire retroussée au pied des murs.&lt;/span&gt;&lt;div style="" id="ftn1"&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;span style="font-size:78%;"&gt;(2) A&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8155099563073688785#_ftnref2" name="_ftn2" title=""&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;u sujet des objets de la performance, on pourra signaler l’exposition “Faire des choses avec des mots” ayant réuni les figures de Guy de Cointet, Mike Kelley, Paul McCarthy et Catherine Sullivan au Crac Languedoc-Roussillon à Sète, en 2007. Et, dans un registre plus mutique, l’exposition d’Éric Mangion et Marie de Brugerolle “Ne pas jouer avec les choses mortes”, présentée à la Villa Arson en 2008 et montrant, tels des reliques, des objets utilisés lors de performances.&lt;/span&gt;&lt;div style="" id="ftn2"&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;span style="font-size:78%;"&gt;(3) S&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8155099563073688785#_ftnref3" name="_ftn3" title=""&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;i les murs fonctionnent, à l’instar de la photographie, comme un “certificat de présence” (Barthes), attestant l’existence de chaque performance, voire comme une installation “post-performative” à part entière, leur très courte durée de vie en l’état abolit toute tentative de réification à leur égard et en contrarie la pérennité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Texte publié dans le catalogue "LIVE", Point éphémère, 2010.&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(51, 153, 153);" href="http://leingre.free.fr/live.html#"&gt;&lt;br /&gt;http://leingre.free.fr/live.html#&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="" id="ftn3"&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-3826767245286275663?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/3826767245286275663/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=3826767245286275663' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/3826767245286275663'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/3826767245286275663'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2011/01/live-guillaume-leingre-point-ephemere.html' title='LIVE, Guillaume Leingre, Point éphémère, 2010'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/TUC7wyAjh9I/AAAAAAAAAYA/e4sk5uQZSN0/s72-c/l%25C3%25A9s%2Bbleus.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-6459685471057721934</id><published>2009-11-11T18:06:00.030+01:00</published><updated>2009-11-11T19:04:03.945+01:00</updated><title type='text'>Gilles Balmet</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153); font-weight: bold;font-family:times new roman;font-size:130%;"  &gt;À vous de voir&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-family:times new roman;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;En 2004, Gilles Balmet initie la série « Untitled (Rorschach) ». Soigneusement pliée en accordéon, la toile blanche devient le réceptacle des fils de peinture noire coulant du pinceau que l’artiste promène au-dessus d’elle, dans une chorégraphie aussi prudente qu’improvisée. Cette gestuelle, qui n’est bien sûr pas sans évoquer la pratique du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;dripping&lt;/span&gt; associée au peintre américain Jackson Pollock, Gilles Balmet en fait ici la base d’un procédé – et processus – de fabrication dans lequel interviennent successivement le rassemblement de cet accordéon de toile, puis, une fois la peinture répartie de chaque côté de la pliure, de son « tirage », terme qui pointe la dimension photographique de cet instant révélateur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-family:times new roman;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;img style="width: 327px; height: 225px; color: rgb(153, 153, 153); font-family: times new roman;" src="http://www.galeriefiat.com/img/balmet/1bis-untitled_rorschach.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-family:times new roman;font-size:100%;"  &gt;Recouvrant sa forme originelle, la toile déployée dévoile alors un ensemble de motifs, lesquels, à l’instar des taches constituant les dix planches du test d’évaluation psychologique de Rorschach, fonctionnent par symétrie – et immiscent d’ores et déjà l’idée d’un voir double. D’emblée, l’artiste inscrit au cœur de son œuvre – dont cette série est à plusieurs titres « symptomatique » et révélatrice – l’importance que revêt la dimension interprétative à son égard. « Que voyez-vous ? » Telle est la question. La réponse, quant à elle, est plurielle. Avec « Untitled (Rorschach) », mais aussi, bien que d’une manière a priori moins évidente, à travers toute son œuvre picturale, Gilles Balmet « teste » ni plus ni moins notre capacité à voir, mettant sans conteste en défaut la formule tautologique d’un Frank Stella, « What you see is what you see », pour lui préférer l’idée d’un au-delà du visible, transcendé par l’imaginaire.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-family:times new roman;" &gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;D’un bout à l’autre de son œuvre, Gilles Balmet maintient une tension, palpable, entre abstraction et figuration. La première, inhérente à sa pratique artistique, est rattrapée en chemin par la seconde, laquelle procède moins de sa volonté de donner à voir un ensemble précis de formes que de notre besoin « naturel » à vouloir les identifier. Même lorsque le geste, bien qu’aléatoire, semble aller dans le sens d’une prédétermination des formes, celles-ci s’inscrivent au sein d’une réalité flottante, mouvante.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;img style="width: 376px; height: 262px; color: rgb(153, 153, 153); font-family: times new roman;" src="http://www.galeriefiat.com/img/balmet/ink_mountains_50_70.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-family:times new roman;font-size:100%;"  &gt;C’est notamment le cas de la série « Ink Mountains » (2009) qui, comme son nom le laisse à penser, donne à voir des « montagnes d’encre » dont l’apparition succède à l’immersion partielle de feuilles de papier blanc dans des lavis d’encre de Chine, puis à leur pulvérisation furtive de peinture acrylique dont l’agglomération crée des scories accentuant le réalisme de ces figures. Mais il n’en demeure pas moins difficile, voire impossible, de leur attribuer une topographie immuable : tour à tour lunaires, désertiques ou montagneux, les paysages qu’elles dessinent nous transporte à chaque fois en terres inconnues. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-family:times new roman;" &gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;Cette intention est poussée à son paroxysme avec une série comme « Erased Landscapes » (2009) : aux formes harmonieuses et paisibles des « Ink Mountains » s’est substitué un enchevêtrement de traits au fusain et à la gomme dont le chaos fracassant évoque quelque paysage post apocalyptique, en proie à la destruction ou, précisément, à l’effacement. L’artiste évoque lui-même « les ravages de bombardements, l’effondrement du World Trade Center ou encore les décharges sauvages regorgeant de détritus industriels et ménagers au cœur de forêts luxuriantes ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a style="font-family: times new roman;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Svr0zyHE8JI/AAAAAAAAAXc/Oj6wE-sUlAU/s1600-h/erased+landscape+%231+light.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 224px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Svr0zyHE8JI/AAAAAAAAAXc/Oj6wE-sUlAU/s320/erased+landscape+%231+light.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5402899873446293650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-family:times new roman;font-size:100%;"  &gt;La confusion qui transparaît dans ces dessins, eux-mêmes nés d’un ensemble de gestes rapides, presque impulsifs, se révèle propice à toutes les « visions »… Ce terme prend peut-être tout son sens dans d’autres œuvres très récentes de l’artiste qui, sur la base de séries en noir et blanc – « Ink Mountains » pour « Chemical Landscapes » et « Erased Landscapes » pour « Coloured Visions » –, donnent à voir des paysages hallucinatoires, sous un déluge arc-en-ciel dont les accents quasi psychédéliques détonent avec l’esprit volontiers zen de nombre d’œuvres en noir et blanc de l’artiste. Cette déferlante de couleurs ajoute bien sûr à l’étrangeté qui se dégage de ses œuvres, et au trouble qu’elles sont susceptibles de provoquer. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(153, 153, 153); font-family: times new roman;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Svrz2DUOd6I/AAAAAAAAAXU/4U7yBGJGQlI/s1600-h/les+nouveaux+territoires+%236+light.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 225px;" src="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Svrz2DUOd6I/AAAAAAAAAXU/4U7yBGJGQlI/s320/les+nouveaux+territoires+%236+light.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5402898812912957346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-family:times new roman;font-size:100%;"  &gt;Gilles Balmet n’a de cesse de rechercher de nouveaux gestes et processus créatifs, et avec eux, de « nouveaux territoires », titre de l’une des huit séries récentes présentées aux Éditions Marguerite Waknine. Cette dernière constitue la version colorée d’une série précédente intitulée « From Above », reprenant partiellement le titre d’une installation de l’artiste allemand Wolfgang Tillmans – View from Above (2003) – dont Gilles Balmet admire particulièrement le travail avec lequel il partage, à travers cette série notamment, l’expérimentation et le jeu sur les couleurs et la lumière qui en émane. Pour la réaliser, l’artiste disperse, sur une bâche de chantier en plastique posée au sol, des encres colorées créant sur toute sa surface une sorte de all over bigarré. De différentes tailles, des feuilles de papier préalablement humidifiées y sont déposées puis, après une phase de séchage, sont décollées, révélant ainsi des mondes variablement sombres et luminescents nés de cette mise en contact à la fois minutieuse et hasardeuse. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-family:times new roman;" &gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Oscillant entre les échelles microscopique et macroscopique, les sphères organique et végétale, les registres réaliste et « fantastique », les étendues complexes que compose l’artiste invitent à de multiples lectures qui sonnent comme autant d’extensions de l’œuvre devenue, à travers le regard, le creuset d’une myriade d’images mentales rémanentes, l’alchimie imprévisible des matières se prolongeant dans l’œil et l’esprit de chaque regardeur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 51);"&gt;Texte publié dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gilles Balmet – Œuvres sur papier 2&lt;/span&gt;, Éditions Marguerite Waknine, octobre 2009.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(102, 51, 51);" href="http://margueritewaknine.free.fr/entree.htm"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-family:times new roman;" &gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 51);"&gt;http://margueritewaknine.free.fr/entree.htm&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-family:times new roman;" &gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 51);"&gt;&lt;a style="color: rgb(102, 51, 51);" href="http://gillesbalmet.free.fr/"&gt;http://gillesbalmet.free.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-family:times new roman;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 51);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Photos:&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 51);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;1)&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);font-family:times new roman;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Untitled (Rorschach) #2&lt;/span&gt;, 2007, peinture glycérophtalique sur toile&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);font-family:times new roman;font-size:85%;"  &gt;, 190 x 300 cm&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);font-family:times new roman;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 51);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;2)&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 51);"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Ink Mountains&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;, 2009, lavis d’encre de Chine et peinture en bombe sur papier, 50 x 70 cm&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;3) &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Erased Landscapes&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;, 2009, fusain sur papier, 50 x 70 cm.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;4) &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Les Nouveaux territoires&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;, 2009, encres colorées sur papier, 29,7 x 42 cm.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 51);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);font-size:85%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-6459685471057721934?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/6459685471057721934/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=6459685471057721934' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/6459685471057721934'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/6459685471057721934'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2009/11/gilles-balmet.html' title='Gilles Balmet'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Svr0zyHE8JI/AAAAAAAAAXc/Oj6wE-sUlAU/s72-c/erased+landscape+%231+light.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-6430677941209197615</id><published>2009-09-25T12:33:00.015+02:00</published><updated>2009-11-11T18:57:53.766+01:00</updated><title type='text'>Gold Rush : Site en (RE/DE) construction</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;Bien que séparés par des milliers de kilomètres, Marie-Jeanne Hoffner (France) et Stephen Garrett (Australie) se rejoignent sur un ensemble de points communs balisant le territoire qu’ils se bâtissent progressivement, terrain d’entente, d’échanges et d’expérimentations jetant des ponts entre leurs pratiques respectives. Baptisé « RE/DE », ce territoire aujourd’hui inauguré à la Rochelle par une « ruée vers l’or »   prometteuse, se présente comme un laboratoire de recherches autorisant toutes sortes de constructions pouvant être reconstruites, déconstruites, à l’infini. En somme, continuer à creuser, jusqu’à trouver, et percer à jour une forme nouvelle, mouvante, en permanente évolution. « RE/DE » procède d’une remise en question bipartite aspirant à l’élaboration de solutions partagées – et néanmoins aussi temporaires que l’est leur exposition – comme horizon artistique : la zone étendue de jonction entre deux manières de faire, et de penser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SrygfX8wAjI/AAAAAAAAAWs/OaigU70TpwI/s1600-h/moquette.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 213px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SrygfX8wAjI/AAAAAAAAAWs/OaigU70TpwI/s320/moquette.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5385355715293479474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;L’un de ces points communs consiste à porter une attention toute particulière aux divers espaces et lieux qu’ils habitent et traversent – qu’il s’agisse de lieux de travail, comme l’atelier, ou de vie, comme l’appartement ou la maison –, et dont ils retranscrivent les formes et révèlent les traces. Ainsi, d’une opération préalable de mesures procèdent plans, maquettes et autres mises en perspectives en deux ou trois dimensions. Ancrées dans le registre architectural, ces manœuvres instillent, à travers le déplacement de lieux préexistants au sein d’autres lieux et à travers différents mediums, un décalage relevant des pratiques de représentation, et non de réplique pure et simple. Translations et glissements multiplient les « erreurs » – et les errances – et agrandissent les marges, les failles qui garantissent l’originalité de l’œuvre, et son détachement des réalités concrètes sur lesquelles elle se base en premier lieu. Telle une île, l’œuvre, en tant qu’extension du réel, s’en sépare tout en y restant, ne serait-ce que symboliquement,  attachée.&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SryiMWbMK3I/AAAAAAAAAW0/YpdAz1-KAG0/s1600-h/p%C3%A9pite.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SryiMWbMK3I/AAAAAAAAAW0/YpdAz1-KAG0/s320/p%C3%A9pite.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5385357587490024306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Observant une logique du remake, opération de répétition portant en elle la différence, ces représentations font en effet bien souvent des infidélités au réel, introduisant ainsi, de façon plus ou moins perceptible, un « jeu » entre l’œuvre et son référent, qui repose parfois sur l’illusion d’optique. Par exemple, pour &lt;span style="font-style: italic;"&gt;advance/retreat (Gallery 1)&lt;/span&gt; (2008), Stephen Garrett tend verticalement 9000 mètres de fil de nylon à quelques centimètres des murs, dont la couleur blanche fait passer l’intervention presque inaperçue. Avec &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rampe d’escalier&lt;/span&gt; (2007), Marie-Jeanne Hoffner réalise quant à elle une œuvre qui pourrait évoquer le trompe-l’œil : sur des lés de PVC blanc, elle reporte en creux, au feutre noir, la trame de l’escalier qu’ils occultent sans toutefois en condamner l’accès. Un dédoublement, une sur-impression créant un léger trouble perceptif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SryiV8s5GvI/AAAAAAAAAW8/AkyOLt-A-yo/s1600-h/dessin+mine.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SryiV8s5GvI/AAAAAAAAAW8/AkyOLt-A-yo/s200/dessin+mine.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5385357752383642354" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;C’est à un partage du sensible que nous invitent Marie-Jeanne Hoffner et Stephen Garrett, dont plusieurs interventions in situ relèvent de l’empreinte. Réalisée en 1998, l’une des premières œuvres de Marie-Jeanne Hoffner était une sorte de membrane en latex ayant épousé les formes de la pièce vide d’un appartement [&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rue du Moulin, Nantes&lt;/span&gt;], faisant ainsi office de seconde peau ayant imprimé, comme la mémoire, l’esprit des lieux à travers ses moindres reliefs, éléments structurels – embrasures, fenêtres, moulures, radiateur, cheminée, etc. – et autres scories laissant des marques. Dans le même esprit, en 2006, Stephen Garrett présente, dans l’espace d’exposition de l’Alliance française de Melbourne, un rouleau de papier kraft ayant préalablement recouvert la totalité du sol de ce même espace, et sur lequel apparaissent les différentes aspérités de ce dernier – grilles, contours, lames de parquet etc. –, marquées à la craie blanche [&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Blueprint (1:1)&lt;/span&gt;]. Ce « lien du sol » refait surface dans le travail de Stephen Garrett en 2007, avec l’installation &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Drawing for Floor and Wall&lt;/span&gt; : une partie de la surface du lieu d’exposition est recouverte de papier adhésif transparent. La « récolte » obtenue des différents débris et poussières jonchant le sol est ainsi reportée sur le mur blanc, donnant à voir les traces et  indices prélevés du lieu lui-même à travers une sorte de fresque.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;La dimension in situ constitue une caractéristique essentielle de l’œuvre de Stephen Garrett, comme de celle de Marie-Jeanne Hoffner. À l’écoute des lieux qu’ils investissent et dont ils prennent littéralement la mesure, les deux artistes conçoivent des pièces partiellement déterminées par les données intrinsèques des espaces où elles viennent s’inscrire. Reconfigurés, transformés, ces derniers deviennent des contenants pour des éléments pouvant donner lieu à de véritables passages et offrir de nouveaux modes de circulation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Sryi2jSpbHI/AAAAAAAAAXM/5s85Lf9-blU/s1600-h/mine+light.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Sryi2jSpbHI/AAAAAAAAAXM/5s85Lf9-blU/s320/mine+light.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5385358312498359410" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Le projet présenté à l’Espace Art Contemporain de La Rochelle s’articule précisément autour d’une structure faisant le lien entre les trois salles qui le composent. Évoquant le genre de structures utilisées dans les mines, elle convoque ainsi la « Ruée vers l’or », un mythe encore bien réel, notamment en Australie, où les mines d’or sont toujours d’actualité. L’œuvre nous plonge ainsi mentalement dans une autre dimension, souterraine, cachée, et propose une remontée virtuelle dans le temps, la mémoire et le fantasme. Une sérigraphie représentant la plus grosse pépite d’or jamais trouvée témoigne d’une certaine réalité en même temps qu’elle rend compte du caractère quasi surréaliste de cet objet extraordinaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SryiedKwaSI/AAAAAAAAAXE/X5LbueMAosQ/s1600-h/structure+n%C3%A9on.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SryiedKwaSI/AAAAAAAAAXE/X5LbueMAosQ/s200/structure+n%C3%A9on.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5385357898537789730" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Plus loin, le mot HORIZON, devenu illisible, est incarné dans un néon qui trace une ligne accidentée évoquant quelque paysage. Des grands espaces clairs aux excavations les plus sombres où, enseveli, sommeille un or possible, « Gold Rush » se présente comme une invitation au voyage, à une exploration des lieux et des espaces – de leur surface comme de leurs profondeurs…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);font-size:85%;" &gt;Visuels:&lt;br /&gt;1) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Floor (lit up)&lt;/span&gt;, 2008. Marie-Jeanne Hoffner&lt;br /&gt;2, 3, 4 et 5) Vues de l'exposition "Gold Rush" à l'Espace Art contemporain de La Rochelle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 102);font-size:85%;" &gt;Ce texte est paru dans une publication papier attenante à l'exposition "Gold Rush", présentée &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 102);font-size:85%;" &gt; à l'Espace Art contemporain de La Rochelle du 26 juin au 22 août 2009.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-6430677941209197615?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/6430677941209197615/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=6430677941209197615' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/6430677941209197615'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/6430677941209197615'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2009/09/gold-rush-site-en-rede-construction.html' title='Gold Rush : Site en (RE/DE) construction'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SrygfX8wAjI/AAAAAAAAAWs/OaigU70TpwI/s72-c/moquette.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-7173365113754884736</id><published>2009-05-22T00:47:00.026+02:00</published><updated>2009-05-24T19:16:38.283+02:00</updated><title type='text'>Linda Sanchez</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153); font-weight: bold;"&gt;La réinvention du quotidien&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Cultivant la poésie des inventaires, Linda Sanchez passe le quotidien au crible de son regard, hyperactif. L’observation du réel, y compris ce qu’il comporte de plus anecdotique a priori, constitue au sein de sa démarche une activité maîtresse dont émane un ensemble de notes, micro expériences, faits et gestes faisant œuvre. Extractions, prélèvements et autres récupérations nourrissent une œuvre qui se plaît à explorer les espaces interstitiels et transitoires, refuges de tous les possibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Shk7EWpAnnI/AAAAAAAAAWE/r3OPXaUwwtQ/s1600-h/blaiseadilonenattendantque.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 213px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Shk7EWpAnnI/AAAAAAAAAWE/r3OPXaUwwtQ/s320/blaiseadilonenattendantque.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5339363779207536242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Au statut de produit fini, ses œuvres préfèrent le fragile équilibre de figures &lt;span style="font-style: italic;"&gt;in progress&lt;/span&gt;. Lorsqu’elle ne se contente pas de « braconner » les situations irrégulières que met à sa disposition le réel comme autant de ready made prêts à être cueillis, l’artiste a le plus souvent recours à des matériaux usuels et pauvres, empruntés à la sphère domestique, de la purée de pomme de terre (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;En attendant que ça refroidisse ?&lt;/span&gt;, 2006) au papier à imprimer en passant par le bois et la vaisselle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Shk6gx12ELI/AAAAAAAAAV0/Tz--S9OeyXY/s1600-h/D+-+r-duite.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 213px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Shk6gx12ELI/AAAAAAAAAV0/Tz--S9OeyXY/s320/D+-+r-duite.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5339363168033837234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une frénésie rhizomique, les fragments se multiplient et s’accumulent, autorisant de possibles rajouts, extensions et autres excroissances à venir, à l’image de la nuée informe que composent des dizaines de multiprises branchées les unes aux autres (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Potentiel&lt;/span&gt;, 2007). Élaborée à partir de toiles d’araignée glanées au gré des flâneries de l’artiste, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;À la pêche&lt;/span&gt; (2007) est une œuvre à échelle variable dont la trame naturelle, reportée sur un fond noir, crée à distance un dessin fébrile, artificiellement souligné par du fil de pêche. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Shk8KsHyQXI/AAAAAAAAAWc/LzZvZTTgMmo/s1600-h/30_centimetre.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 144px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Shk8KsHyQXI/AAAAAAAAAWc/LzZvZTTgMmo/s200/30_centimetre.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5339364987564605810" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Dans le travail de Linda Sanchez, la représentation du réel passe le plus souvent par sa dissection, sa décomposition, sa destruction et sa restitution, voire sa métamorphose… Ainsi, avec &lt;span style="font-style: italic;"&gt;30 cm&lt;/span&gt; (2008), elle conçoit un livre dont l’épaisseur éponyme correspond à celle de la bûche qu’il représente, successivement scannée et poncée, jusqu’à sa disparition. Réduit en poussière, l’objet, conservant dans sa transformation un caractère sculptural, se réincarne à travers l’ouvrage qui, page après page, montre les subtiles variantes de la surface du bois, (ré)animée dans toute sa profondeur…&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/ShXdl8eJi5I/AAAAAAAAAVc/kMZ2LJTIiYA/s1600-h/debattre_la_mesure.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 241px; height: 160px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/ShXdl8eJi5I/AAAAAAAAAVc/kMZ2LJTIiYA/s320/debattre_la_mesure.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5338416577275071378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Une image temps, et mouvement, illustrée par ailleurs par l’installation &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Débattre la mesure&lt;/span&gt; (2007) : une série d’horloges dont le ballet chaotique génère une cartographie aléatoire en permanente reconfiguration. Au prix d’une rumination quotidienne, l’artiste récupère des centaines de papiers de chewing-gum Hollywood bleu et vert dont la stratification engendre un modeste lingot (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ruminant&lt;/span&gt;, 2006), la fragilité du papier aluminium se trouvant controversée par la solidité de l’objet métallique obtenu. Des rapports de forces qui font l’objet d’un ensemble d’œuvres expériences alliant une approche théorique, quasi scientifique, à une multitude de travaux pratiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Shk7sRPPHaI/AAAAAAAAAWU/v8IrlASyXBI/s1600-h/blaise+adilon++la+partie+pour+le+tou-1-.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 213px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Shk7sRPPHaI/AAAAAAAAAWU/v8IrlASyXBI/s320/blaise+adilon++la+partie+pour+le+tou-1-.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5339364464952024482" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Partie pour le tout&lt;/span&gt; (2007) – des poissons rouges pris dans des bulles en pâte à ballon flottant dans un bocal rempli d’eau – se révèle exemplaire quant à la dimension non seulement métonymique, mais tautologique de nombre de travaux de Linda Sanchez, comme le suggèrent notamment les œuvres &lt;span style="font-style: italic;"&gt;User du vent pour produire du vent&lt;/span&gt; (2007), faisant interagir une éolienne et un ventilateur de part et d’autre du lieu d’exposition, ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Page(s)&lt;/span&gt; (2006), un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;flip book &lt;/span&gt;représentant, image par image, une page en train de se tourner, mais dans le sens inverse de défilement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Avec une grande économie de moyens, Linda Sanchez s’applique à une constante réinvention du quotidien, (ab)usant du réel comme d’une inépuisable pâte à modeler. Abolissant le statut hiérarchique de ses trouvailles, enregistrements et fabrications jaillissant des creux, terrains de jeux de construction perpétuelle, elle bâtit une œuvre processuelle qui, selon une démonstration empirique jubilatoire, réaffirme tant la fondamentale inutilité de l’art que son absolue nécessité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 255);font-size:85%;" &gt;Texte paru à l'occasion de l'exposition de Linda Sanchez «Ritournelle et déhanchement», présentée à la galerie Bertrand Grimont jusqu'au 21 juin.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.bertrandgrimont.com/"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 255);font-size:85%;" &gt;www.bertrandgrimont.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 255);font-size:85%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 51);"&gt;Photos:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 51);"&gt;En attendant que ça refroidisse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 51);"&gt;À la pêche&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 51);"&gt;30 cm&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 51);"&gt;Débattre la mesure&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 51);"&gt;La partie pour le tout&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 51);"&gt;Courtesy Galerie Bertrand Grimont&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 51);"&gt;© Blaise Adilon&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-7173365113754884736?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/7173365113754884736/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=7173365113754884736' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/7173365113754884736'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/7173365113754884736'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2009/05/linda-sanchez.html' title='Linda Sanchez'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Shk7EWpAnnI/AAAAAAAAAWE/r3OPXaUwwtQ/s72-c/blaiseadilonenattendantque.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-1670550235130264618</id><published>2009-05-22T00:13:00.011+02:00</published><updated>2009-05-22T00:42:02.869+02:00</updated><title type='text'>Chutes libres</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102); font-weight: bold;"&gt;À l’occasion de deux expositions personnelles concomitantes à l’Abbaye de Maubuisson et au Frac Haute Normandie, Dominique Petitgand présente une série de nouvelles installations sonores dont la charge fictionnelle et a fortiori visuelle, déployée à partir des silences, bruits et voix qui les composent, fait office de contrepoint au vide des lieux qui les abritent. &lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À partir d’enregistrements qu’il réalise lui-même, Dominique Petitgand conçoit des pièces sonores éditées sur disques et/ou d&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;iffusées lors de séances d’écoute dans l’obscurité. Elles font par ailleurs l’objet d’installations qui, si elles ne donnent certes rien à voir – si ce n’est les lieux où elles prennent place –, se révèlent chargées d’images nichées dans l’espace mental de chaque visiteur/auditeur. Voix, bruits, silences et autres sons constituent la matière première dans laquelle l’artiste sculpte, au moyen du montage, de mystérieux récits, lacunaires et flottants. Une écriture à entendre, ou plutôt à écouter, charriant les souvenirs comme les rêves, appelant réminiscences et projections. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/ShXThoCJurI/AAAAAAAAAUs/CWQvCEkoNig/s1600-h/Dominique+Petitgand-+Les+ballons-+installation+sonore+pour++4HP-+photo+C+Brossais.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 213px;" src="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/ShXThoCJurI/AAAAAAAAAUs/CWQvCEkoNig/s320/Dominique+Petitgand-+Les+ballons-+installation+sonore+pour++4HP-+photo+C+Brossais.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5338405507953179314" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce lieu de silence qu’est l’Abbaye de Maubuisson – un ensemble de bâtiments du XIIIe siècle classé monument historique et devenu site d’art contemporain du Conseil général du Val d’Oise –, les œuvres de Petitgand, qui font elles-mêmes la part belle au(x) silence(s), résonnent d‘une façon toute particulière, quand bien même elles préexistent systématiquement aux lieux qu’elles investissent et prennent en compte leur seul contexte spatial et acoustique, et non historique.&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Première étape du parcours de l’exposition « Quelqu’un est tombé », l’imposante Grange à dîmes accueille &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Ballons&lt;/span&gt; (2006-2009), une installation sonore pour quatre haut-parleurs, répartis aux quatre coins du lieu. Aisément identifiables, des bruits de ballons tissent virtuellement, par leurs trajectoires résonantes et leur caractère répétitif, une figure en creux de l’entêtement, oscillant entre jeu et violence. Le registre a priori ludique de l’œuvre se heurte en effet aux fracas divers qu’engendrent les rebonds des ballons sur un ensemble de réceptacles dont le timbre nuancé restitue une gamme de textures, permettant ainsi à l’œuvre de recouvrer une certaine matérialité. Située sur l’un des flancs de la bâtisse, une double porte, habituellement fermée, marque une ouverture sur l’extérieur, rendue toutefois impraticable par la présence d’une vitre en plexiglas laissant filtrer la lumière naturelle. La lumière, mais aussi les bruits extérieurs, pénètrent à l’intérieur de la grange, abri poreux plongé dans un clair-obscur nécessitant un certain temps d’adaptation visuelle. Inversement, les bruits des ballons, passés presque inaperçus avant l’entrée dans la grange, continuent à se faire entendre à sa sortie, maintenant leur présence puis se dissipant progressivement à mesure que l’on s’éloigne en direction de la seconde installation, située dans le parc, à proximité d’un banc (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Exhalaisons&lt;/span&gt;, 2002-2009).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/ShXT6bkD8SI/AAAAAAAAAU0/xSA1ZqQaUz0/s1600-h/Dominique+Petitgand-+Exhalaisons-+installation+sonore+pour++2HP-+photo+C+Brossais.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 212px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/ShXT6bkD8SI/AAAAAAAAAU0/xSA1ZqQaUz0/s320/Dominique+Petitgand-+Exhalaisons-+installation+sonore+pour++2HP-+photo+C+Brossais.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5338405934102475042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux haut-parleurs diffusent, dans le dos des auditeurs assis, des séquences sonores : soupirs, respirations, murmures, chantonnements, voix sans texte et autres sons «primitifs» composent une douce rumeur dont le volume maîtrisé crée un espace qui, bien qu’en extérieur, voire public, délimite une zone,  presque intime. Pendant les plages de silence, les autres bruits environnants du parc transpercent ses parois invisibles, instaurant ainsi un dialogue aléatoire et perpétuellement changeant avec l’œuvre. L’artiste, tout en isolant le visiteur – ou le simple flâneur – devenu auditeur, ne l’enferme pas en voulant monopoliser son attention, laquelle peut tout aussi bien être distraite par les rires d’enfants jouant dans le parc ou le martèlement du bec d’un pic-vert contre un arbre voisin... Formant une sorte de palimpseste transparent, les couches de sons, pareilles à des calques, se superposent sans se recouvrir les unes les autres, permettant une écoute plurielle, ouverte. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/ShXUPgobqjI/AAAAAAAAAU8/3QZCfx_raXY/s1600-h/Dominique+Petitgand-+Je+parle-+installation+sonore+pour++4HP-+photo+C+Brossais.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 213px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/ShXUPgobqjI/AAAAAAAAAU8/3QZCfx_raXY/s320/Dominique+Petitgand-+Je+parle-+installation+sonore+pour++4HP-+photo+C+Brossais.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5338406296240237106" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les balbutiements du langage et autres bruits cèdent la place à la parole qui intervient pour la première fois du parcours dans l’installation &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je parle&lt;/span&gt; (2009), présentée à juste titre dans l’ancien parloir de l’Abbaye. Deux haut-parleurs posés au sol et tournés contre les murs diffusent de longues séquences musicales résonnant dans tout l’espace, tandis que chacun des deux autres haut-parleurs, posé sur un socle et adoptant ainsi une stature totémique, quasi anthropomorphique, se trouve orienté vers une alcôve isolée acoustiquement, comme parée pour recueillir la parole. Ce procédé d’isolation est de nouveau utilisé dans la troisième et dernière salle de l’installation éponyme de l’exposition « Quelqu’un est tombé », prenant place dans les salles abbatiales. Les anciennes latrines ont en effet été transformées pour l’occasion en un espace feutré, cocon au sein duquel viennent se lover les mots, comme de précieuses confidences ou de lourds aveux. « Quelqu’un est tombé. (…) Je marche, je trébuche, je tombe ». La série d’éclats sonores et les flux instrumentaux, respectivement diffusés dans la salle des religieuses et le sas intermédiaire que constitue l’antichambre, espaces successivement traversés par le visiteur pour accéder aux anciennes latrines, continuent à se faire entendre et contribuent à créer une vibrante tension dramatique. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/ShXSrQR7wcI/AAAAAAAAAUk/nFXmpqq5Lbk/s1600-h/FracHN:MarcDomage.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 150px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/ShXSrQR7wcI/AAAAAAAAAUk/nFXmpqq5Lbk/s200/FracHN:MarcDomage.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5338404573863985602" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;L’installation éponyme de l’exposition « La tête la première », présentée au Frac Haute Normandie – dont on est tenté d’entendre quelque écho subliminal à l’exposition de Maubuisson tant le titre de la première constituerait une possible suite, car logique, de la seconde (« Quelqu’un est tombé ») –, bien que spécifiquement conçue pour le lieu, adopte plusieurs des procédés précédemment évoqués – l’isolement de la parole dans une pièce feutrée, la superposition des couches de sons, la délimitation de zones par la disposition des haut-parleurs et le règlement du volume sonore, le déplacement du visiteur, etc. – dont les effets collatéraux convergent vers la mise en place, et en scène – voire en pièces, détachées – d’un récit éclaté et haletant que l’artiste laisse à chacun le soin de reconstituer, de réécrire, de réinventer. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;La dimension polysémique de l’art de Petitgand autorise à évoquer une certaine gravité, empruntée à double sens, puisqu’il est bien ici question de chute. Et la chute de l’histoire ? Une chute suspendue, libre, ouverte, de même qu’on ne saurait enfermer les créations de l’artiste dans l’art, la musique, la prise de son, l’écriture ou le montage, disciplines dont elles se réclament toutes. Au sein de l’œuvre de Dominique Petitgand, la figure de la chute restitue le vertige qu’elle provoque chez l’auditeur, balloté dans un espace-temps sans cesse reconfiguré, dé(multi)plié, évoluant entre fiction et réalité, angoisses et désirs, souvenirs et projections, ici et ailleurs. Autant de déplacements dont procède une troublante impermanence dessinant en pointillés des paysages (é)mouvants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Article paru sur le site internet de Mouvement:&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.mouvement.fr/site.php?rub=2&amp;amp;id=7d837fd7972ea519"&gt;http://www.mouvement.fr/site.php?rub=2&amp;amp;id=7d837fd7972ea519&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;«Quelqu'un est tombé», Abbaye de Maubuisson, jusqu'au 31 août.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 204, 204);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Photos:&lt;br /&gt;1-Dominique Petitgand, exposition «Quelqu'un est tombé», Abbaye de Maubuisson, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Ballons&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;2-&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 204, 204);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dominique Petitgand, exposition «Quelqu'un est tombé», Abbaye de Maubuisson,&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Exhalaisons&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;3-&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 204, 204);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dominique Petitgand, exposition «Quelqu'un est tombé», Abbaye de Maubuisson,&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Je parle&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;© Conseil général du Val d'Oise, photos Catherine Brossais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4- &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 204, 204);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dominique Petitgand, exposition «La tête la première», Frac Haute-Normandie, Sotteville-lès-Rouen&lt;br /&gt;© Frac Haute Normandie, photo Marc Domage.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-1670550235130264618?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/1670550235130264618/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=1670550235130264618' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/1670550235130264618'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/1670550235130264618'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2009/05/chutes-libres.html' title='Chutes libres'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/ShXThoCJurI/AAAAAAAAAUs/CWQvCEkoNig/s72-c/Dominique+Petitgand-+Les+ballons-+installation+sonore+pour++4HP-+photo+C+Brossais.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-1790437938071219304</id><published>2009-03-13T20:58:00.016+01:00</published><updated>2009-05-22T01:12:19.392+02:00</updated><title type='text'>Son et lumière</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102); font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;«Décélération» : le titre de l’exposition de Dominique Blais à la Galerie Edouard Manet donne le ton, et le rythme. Une invitation à la contemplation &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102); font-weight: bold;"&gt;visuelle et auditive&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102); font-weight: bold;"&gt; d’une œuvre sensible qui combine arts plastiques et sonores et joue avec subtilité sur les seuils de la perception.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Sbq7ogmzf3I/AAAAAAAAAUE/Zu3toFLzKJ4/s1600-h/Dominique+Blais-+Transposition+-Variations-.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Sbq7ogmzf3I/AAAAAAAAAUE/Zu3toFLzKJ4/s320/Dominique+Blais-+Transposition+-Variations-.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5312765015058775922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour sa première exposition personnelle dans un centre d’art, Dominique Blais, né en 1974, ne s’est pas laissé emporter par l’envergure de l’événement en voulant en faire trop. À l’image de nombre de ses œuvres, cette exposition, intitulée « Décélération », est remarquable de retenue et de sensibilité. Et il s’agit bel et bien des plus précieux de nos sens, la vue et l’ouïe, qu’elle s’applique ici à canaliser, à ralentir, à apaiser aussi. &lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Regarder et écouter, c’est précisément ce à quoi nous incite la première œuvre présentée dans l’exposition : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Transposition (Variations)&lt;/span&gt; est une vidéo de 26 minutes construite sur une succession de plans séquences montrant le trompettiste canadien Gordon Allen se livrer à une improvisation musicale. Ainsi explicitement donné à voir  par ces images, le son s’en trouve toutefois physiquement dissocié du fait qu’il émane en réalité, de façon simultanée, de structure&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;s tubulaires suspendues au dessus de trois « îlots » circulaires sur lesquels les visiteurs, baignant dans l’obscurité ambiante, sont invités à venir se (re)poser, écouter et/ou regarder. Une attention particulière est requise tant l’image, comme le son – parfois réduit à un simple souffle –, se révèlent ténus, respectivement inondée d’ombre et parsemé de silences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Sbq76HVmWqI/AAAAAAAAAUM/gSgIXI3J0zE/s1600-h/Dominique+Blais-+Les+disques.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 222px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Sbq76HVmWqI/AAAAAAAAAUM/gSgIXI3J0zE/s320/Dominique+Blais-+Les+disques.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5312765317513370274" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Cette vidéo et le dispositif qui l’accompagne semblent conditionner en partie notre perception de l’installation suivante (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Disques&lt;/span&gt;, 2008), laquelle, dans une seconde salle, orchestre le ballet hypnotique d’une douzaine de cymbales moulées en grès d’Irak. Pendues à des fils d’acier reliés à de petits moteurs rotatifs fixés au plafond, les cymbales, effleurant le sol, tournoient lentement sur elles-mêmes et créent par leur frottement mutuel, bien loin du claquement énergique et tonitruant qui caractérise habituellement cet instrument de percussion, une bande son sourde et abstraite. La relative violence qu’implique l’utilisation de l’instrument est ici niée du fait du dispositif mis en place et du matériau utilisé, dont la fragilité exclut le recours à toute brutalité, alors synonyme de destruction. Douceur et lenteur se conjuguent ici pour diffuser une quiétude que ne se risquent pas à venir perturber les œuvres visibles – et inaudibles – dans la troisième et dernière salle de l’exposition.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Sbq8PUmrwEI/AAAAAAAAAUU/LiiKa-dKY2Q/s1600-h/Dominique+Blais-+Transmission.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 217px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Sbq8PUmrwEI/AAAAAAAAAUU/LiiKa-dKY2Q/s320/Dominique+Blais-+Transmission.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5312765681851940930" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Transmission&lt;/span&gt; (2008) est constituée de deux baies de sonorisation reliées entre elles par une centaine de câbles longs de plusieurs mètres venant en quelque sorte compenser, par leur matérialité invasive et chaotique, l’immatérialité d’un son qui plus est absent. En effet, si la présence d’un contenu sonore ne fait ici aucun doute – l’appareil émetteur indique la lecture d’un CD tandis que l’appareil récepteur signale les modulations sonores au moyen de diodes lumineuses en mouvement –, celui-ci est tu, étouffé, réduit à un simple flux symboliquement spatialisé par les câbles, matériau que l’on pourrait qualifier de &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;fil conducteur de l’œuvre &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;de &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Dominique Blais tant il s’y trouve présent. &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Posé sur un coffrage blanc greffé à l’un des murs de l’espace, c’est précisément un câble électrique, dont une section est constituée d’un néon éclairant à lui seul toute la pièce, qui compose cette œuvre issue de la série «Les Cordes», &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Sbq8bZLa2MI/AAAAAAAAAUc/DOD_N0DhXLY/s1600-h/Dominique+Blais-+Les+cordes.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 134px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Sbq8bZLa2MI/AAAAAAAAAUc/DOD_N0DhXLY/s200/Dominique+Blais-+Les+cordes.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5312765889238194370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;initiée en 2007.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;« Libérant » métaphoriquement l’énergie électrique contenue dans le câble au moyen du néon lumineux, elle s’impose comme un contrepoint visuel à l’œuvre qu’elle côtoie – &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Transmission&lt;/span&gt; – qui au contraire, « emprisonne » le son.&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le parcours conçu par Dominique Blais dans cette exposition soulevant l’évocation en  creux de la musique, récurrente dans sa démarche, met en évidence un double mouvement articulé autour des problématiques sensorielles qui habitent son œuvre : de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Transposition (Variations) &lt;/span&gt;à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Transmission&lt;/span&gt; – en passant par &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Disques&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Cordes&lt;/span&gt; – le son s’exténue, jusqu’à disparaître, alors que la luminosité artificielle croît. Une progression en douceur qui, à l’image du fader, cet outil permettant de contrôler le volume d’une piste audio et d’éviter ainsi les à-coups brutaux et autres accélérations déroutantes, impose un rythme qui va à l’encontre de celui dicté aujourd’hui par une société dont les dérèglements proviennent tant de sa désynchronisation que de son obsession de (donner à) vivre le monde en temps réel. La «décélération» de Dominique Blais déploie un univers en son et lumière épargné par la dérive spectaculaire qui gagne de plus en plus de terrain dans le champ des arts plastiques. Du ralentissement comme montée en puissance…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 51);font-size:85%;" &gt;Texte publié sur le site de Mouvement:&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.mouvement.fr/site.php?rub=2&amp;amp;id=61be20aad889236b"&gt;http://www.mouvement.fr/site.php?rub=2&amp;amp;id=61be20aad889236b&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lien vers le site de l'artiste:&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dominiqueblais.tk/"&gt;http://www.dominiqueblais.tk/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Crédits photographiques:&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Transposition (Variations)&lt;/span&gt;, 2008&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les disques&lt;/span&gt;, 2008&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Transmission&lt;/span&gt;, 2008&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sans titre (Les cordes)&lt;/span&gt;, 2008&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;Courtesy Galerie Xippas, Paris&lt;br /&gt;© Emba Manet / Photo : Laurent Lecat&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-1790437938071219304?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/1790437938071219304/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=1790437938071219304' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/1790437938071219304'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/1790437938071219304'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2009/03/son-et-lumiere.html' title='Son et lumière'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Sbq7ogmzf3I/AAAAAAAAAUE/Zu3toFLzKJ4/s72-c/Dominique+Blais-+Transposition+-Variations-.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-2206078309064018820</id><published>2009-03-04T14:38:00.016+01:00</published><updated>2009-03-04T15:16:09.905+01:00</updated><title type='text'>La Marge d'errance</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102); font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;À l’occasion de la parution de ses deux recueils de photographies, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Alphabet Truck &lt;/span&gt;et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Twentysix Abandoned Gasoline Stations&lt;/span&gt;, Éric Tabuchi présentait l’exposition «K concret» à la Galerie Florence Loewy jusqu’au 5 décembre dernier. Des photographies extraites de ses multiples séries y cotoyaient de menus objets et autres écritures en trois dimensions: autant de signes d’un langage codé révélant en filigrane l’histoire personnelle de l’artiste, errant dans un &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102); font-weight: bold;"&gt;entre-deux identitaire et culturel.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Sa6KumFCOhI/AAAAAAAAAT8/kQmBT2c2vqI/s1600-h/K-COncret_1017-a.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 282px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Sa6KumFCOhI/AAAAAAAAAT8/kQmBT2c2vqI/s400/K-COncret_1017-a.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5309333543816673810" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Gamin, languissant d’ennui ou trépignant d’impatience sur la banquette arrière d’une auto filant sur la route des vacances, on s’est tous inventé des distractions pour faire passer le temps: trouver le département correspondant à telle plaque d’immatriculation, vociférer au premier véhicule rouge aperçu ou dénicher dans le paysage un élément commençant par la lettre b. Au volant de sa voiture, Éric Tabuchi a eu une autre idée : recomposer l’alphabet en photographiant l’arrière de camions de marchandise affublé d’une lettre logotypée. Une entreprise certes ludique en apparence, mais non moins fastidieuse : quelques milliers de kilomètres parcourus durant ces quatre dernières années &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;auront été nécessaires pour aller, dans le désordre bien entendu, du point A au point Z, et finalement constituer les 26 éléments d’un premier &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Alphabet Truck&lt;/span&gt; paru dernièrement, une seconde édition étant d’ores et déjà au programme. Quatre ans à coller au Q des camions sans états d’âme, avant de finir par tomber dessus… &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;S’il est finalement venu à bout de l’alphabet, il n’a pas eu besoin d’aller au bout du monde – et encore moins jusqu’aux Etats(-Unis) d’Amérique, à l’instar de ses «pères»: John Baldessari , Ed Rusha ou Stephen Shore – pour réaliser ses différentes séries photographiques en extérieur jour, à l’écart des villes, «dans un périmètre de 250 kilomètres autour de Paris» avoue-t-il même. Peuplées d’architectures incongrues, de monuments improbables, de figures&lt;span style="font-style: italic;"&gt; in progress&lt;/span&gt; ou déjà ruinées, et autres situations frôlant l’absurde avec non-lieux et terrains vagues pour toile de fond, ces séries, conçues comme de véritables collections, se caractérisent notamment par l’absence manifeste de toute prése&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;nce humaine. &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Une manière détournée de parler de l’homme, lequel, à un moment donné, sera intervenu dans ces divers «chantiers», que ce soit sur le plan de la conception, du simple &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;assemblage ou de la construction, de l’abandon voire de la destruction. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Parler. Car c’est à un e&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;nsemble de dialectes que l’œuvre d’Éric Tabuchi nous confronte.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Sa6IVVfMZ1I/AAAAAAAAATs/q-Ph01aeR_g/s1600-h/K-COncret_1010-a.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 238px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Sa6IVVfMZ1I/AAAAAAAAATs/q-Ph01aeR_g/s320/K-COncret_1010-a.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5309330910843004754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Si l’&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Alphabet Truck&lt;/span&gt; constitue une typographie en bonne et due forme – quoique fortement dépareillée, apparaissant comme un contrepoint à une uniformisation généralisée – après que ses éléments mobiles et dispersés ont été figés et rassemb&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;lés par les soins de leur «traqueur» appareillé et motorisé, d’autres alphabets, cette fois dépourvus de lettres, ont vu le jour et ponctuent çà et là un langage codé qu’il nous &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;reste à déchiffrer. Allant de pair avec l’&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Alphabet Truck&lt;/span&gt; et figurant ainsi les possibles vestiges d’un road trip dont elles seraient les étapes, les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Twentysix Abandoned Gasoline Stations&lt;/span&gt; – remake désenchanté des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Twentysix Gasoline Stations&lt;/span&gt; glanées par Ed Rusha sur la mythique Road 66 en 1963 – révèlent cet état d’entre-deux qui parcourt toute l’œuvre, et l’histoire, de l’artiste, né en France d’une mère danoise et d’un père japonais.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Une identité prise entre deux feux culturels pour le moins distincts, que l’artiste emprunte à double sens. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Sa6II4qPz4I/AAAAAAAAATk/fZoniA63kJI/s1600-h/K-COncret_1001-a.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 218px;" src="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Sa6II4qPz4I/AAAAAAAAATk/fZoniA63kJI/s320/K-COncret_1001-a.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5309330696946306946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Plusieurs pièces ou dispositifs étaient d’ailleurs visibles à la Galerie Florence Loewy, auxquels la tautologie prête sa redondance: au moyen des lettres de son &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Alphabet Truck&lt;/span&gt;, l’artiste écrit &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Crossroad&lt;/span&gt; (croisement, carrefour) tout en formant une croix; le mot &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Frame&lt;/span&gt; (encadrement) est constitué de papier blanc encadré sous verre suivant les formes des lettres qui le composent; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Slice of Life &lt;/span&gt;(tranche de vie) est conçu comme une écriture en volume, découpée dans la matière de sorte à occuper un coin de table, entre autres occurrences. L’artiste superpose ainsi signifiant et signifié, fond et forme, de même que son identité semble, au lieu d’être tiraillée entre deux pôles, cumuler deux pays, deux cultures, ce que pourrait symboliser l’une de ses micro sculptures arborant une forme circulaire dont le motif provient de la fusion des drapeaux danois et japonais, tous deux rouge et blanc. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;La France serait-elle le résultat de cette insolite addition ? C’est scientifiquement peu concevable, mais dans les faits, Éric Tabuchi a opté pour ce territoire qu’il n’a de cesse de baliser en le parcourant avec les yeux d’un étranger en son pays, d’un éternel gamin curieux de tous les possibles qu’offre le réel, pour peu qu’on sache le regarder. Attentif aux formes et figures préexistantes qui l’entourent et l’attirent, il réactive en la déplaçant la fameuse formule duchampienne – « Ce sont les regardeurs qui font les tableaux » –, souvent paraphrasée – « C’est le regardeur qui fait l’œuvre ». Le regardeur étant ici, en amont, l’artiste, auquel on prête communément la capacité, sinon la «mission», de voir autrement et de donner à voir ce qui nous est invisible. En tant que découvreur et instigateur de ready made, Éric Tabuchi érige ainsi en tant qu’œuvre d’art, par photographie interposée, ce qui a priori ne relève en rien de ce statut. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Image fixe, la photographie intègre ici le mouvement dans sa dimension cachée – les déplacements, virées et autres sorties de route nécessaires à l’entreprise de l’artiste. Cet hors-champ itinérant nimbé de mystère et de fantasme, qui constitue la partie immergée de l’iceberg, tend à infléchir le caractère à peine documentaire et «objectif» provenant notamment de l’aspect sériel de la manœuvre, qu’incarne de façon paroxystique l’immense œuvre des Becher. À l’instar de la série des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Formes du repos&lt;/span&gt; d’un Raphaël Zarka, temps et mouvement s’inscrivent en creux dans les photographies d’Éric Tabuchi – les séries &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Alphabet Truck&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mobile Home&lt;/span&gt; entretiennent ici un rapport plus direct avec la notion de mouvement –, et constituent les traits de caractère d’une œuvre processuelle qui nous fait voir du pays en même temps qu’elle dessine en pointillés une cartographie intimiste d’un de ses fervents arpenteurs.&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(102, 255, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.erictabuchi.fr/"&gt;http://www.erictabuchi.fr&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 153);font-size:85%;" &gt;Texte publié dans le dernier &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Particules&lt;/span&gt; (n°23 février-mars), disponible dans toutes les bonnes galeries...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Photos:&lt;br /&gt;Vues de l'exposition «K concret», Galerie Florence Loewy, 2008. Courtesy Galerie Florence Loewy / Éric Tabuchi.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-2206078309064018820?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/2206078309064018820/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=2206078309064018820' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/2206078309064018820'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/2206078309064018820'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2009/03/la-marge-derrance.html' title='La Marge d&apos;errance'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/Sa6KumFCOhI/AAAAAAAAAT8/kQmBT2c2vqI/s72-c/K-COncret_1017-a.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-7012228729325901470</id><published>2008-12-24T13:46:00.026+01:00</published><updated>2008-12-24T14:50:57.977+01:00</updated><title type='text'>Artefactory</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102); font-weight: bold;"&gt;Prolongée jusqu’au 25 janvier 2009, l’exposition «Massive Centrale», présentée depuis cet été au Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière, signe la lumineuse réapparition de l’artiste Hubert Duprat.&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Pouvait-il être meilleur endroit que le Centre international d’art et du paysage de Vassivière pour accueillir la prem&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;iè&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;re exposition monographique d’Hubert Duprat au sein d’une institution française depuis dix ans ? Spécifiquement construite en 1991 pour le projet du Centre d’art, la bâtisse conçue par l’architecte italien Aldo Rossi, composée de deux éléments distincts – un long bâtiment en forme d’acqueduc et un phare –, siège à 700 mètres d’altitude, au beau milieu d’un lac de 1000 hectares. Soit la possibilité d’un centre d’art, sur une île, née de la mise en eau de Vassivière en décembre 1949, après &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;construction d’un barrage: quelques maisons ont été noyées, flottant aujourd’hui dans l’imaginaire du lieu, et l’île, d’une superficie de 70 hectares que recouvre une forêt abritant le Parc de sculptures rattaché au Centre, a émergé, artefact plus vrai que nature. &lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Or la relation dialogique entre ces deux vents contraires que sont la nature et l’artifice constitue l’un des éléments &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;fondamentaux de l’œuvre &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;d’Hubert Duprat depuis ses débuts dans les années 1980.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SVI-KP_GRcI/AAAAAAAAATM/cq-EsPrBnQg/s1600-h/HPIM2895.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SVI-KP_GRcI/AAAAAAAAATM/cq-EsPrBnQg/s200/HPIM2895.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5283353658669811138" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;De &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;même que l’île ne cache pas son barrage – que la bâtisse même du Centre d’art, dans l’une de ses salles, encadre au moyen d’une minuscule lucarne montrant cet élément qui en constitue en quelque sorte l’origine –, Duprat met un point d’honneur à révéler les secrets de&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; fabrication de ses œuvres en laissant soigneusement apparaître les traces des manœuvres qui les ont engendrées, sans pour autant en désamorcer la dimension bien souvent prodigieuse. L’on pourrait même pousser l'analogie qui existe entre l’œuvre de Duprat et le lieu de sa réapparition jusqu’à apprécier le caractère particulièrement insulaire de l’artiste lui-même.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Vivant dans le sud de la France, au (grand) large des terres parisiennes de l’art, Hubert Duprat, né en 1957, enseignant, cultive depuis longtemps, à la manière d’un Maurice Blanchot , un sens aigu de la discrétion, à l’extrême limite de la disparition. À l’écart, il n’en demeure pas moins un artiste à part entière dont la rareté n’a de cesse d’accroître la valeur, et dont la lenteur et la relative invisibilité pourraient évoquer celles du processus naturel de sédimentation. &lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;À rebours d'un mainstream artistique, Duprat, et cette exposition le prouve, semble pourtant affectionner ce qui brille… Mais c’est empreinte de cette magie de l’alchimie propre à la création que son œuvre sait attirer l’œil. «Changer la boue en or», c’est presque littéralement ce que fit l’artiste dès les années 1980 dans un projet dont le succès mérité allait occulter quelque peu le reste de sa production: aux  matériaux naturels d’usage servant aux phryganes, les larves aquatiques de Trichoptères, à confectionner leur cocon, il substitua des paillettes d’or, de turquoise et autres pierres précieuses devenues la nouvelle et reluisante matière de leur fourreau.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Si les œuvres de Duprat, pourtant volontiers minimalistes, nous en mettent ici plein les yeux, c’est que les matériaux qui les composent jouent avec les rais de lumière naturelle s’immiscant à l’intérieur du lieu, introduisant ainsi une &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;dimension cinétique – puisque la lumière apparaît, se déplace et disparaît – en même temps qu’une certaine &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;temporalité au sein d’un ensemble d’œuvres que caractérise l’immobilité dans l’espace comme dans le temps. Autour des œuvres de Duprat, on tourne, comme on fait le tour d’une île, se demandant en premier lieu par quelle rive &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;choisira-t-on de les aborder. Des matériaux les plus précieux comme de ceux les plus humbles, industriels ou naturels, l’artiste a largement fait l’expérience à travers son œuvre. Ce sont les minéraux qui constituent ici la matière première, voire primitive, de ses pièces, exception faite de l’imposant bloc de pâte à modeler blanc et informe obstruant une partie de la perspective de la nef du centre d’art. Les structures minérales deviennent alors les pierres d’édifices plus ou moins complexes dont l’artiste, en architecte, a, comme à son habitude, délégué la confection à des mains expertes, dans une même volonté de distanciation par rapport au savoir-faire et de son développement. Du simple tas composé &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;de plusieurs tonnes de magnétite naturellement aimantée à la tour de calcite optique, un minéral très pur ayant la particularité de diffracter la lumière en deux rayons, en passant par un cylindre réalisé en pyrite, pierre qui se caractérise notamment par la forme parallélépipédique de ses cristaux et la production d’acide sulfurique, les formes se suivent et ne se ressemblent pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SVI0BRqfFTI/AAAAAAAAASc/ra6kUI7If0w/s1600-h/Presse+H.Duprat:Vassivi%C3%A8re%C2%A9delp-08+-+copie.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SVI0BRqfFTI/AAAAAAAAASc/ra6kUI7If0w/s320/Presse+H.Duprat:Vassivi%C3%A8re%C2%A9delp-08+-+copie.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5283342509385127218" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre objets, sculptures et micro architectures, ces constructions révèlent une pratique fondamentale de l’art de Duprat qui réside dans l’assemblage. Une autre œuvre, posée au sol et évoquant quelque structure diamantaire, consiste en un bloc de plâtre anguleux truffé de cônes de laiton dont le sectionnement aléatoire généré par la découpe de la matière crée une multitude de formes géométriques. C’est là une autre technique à laquelle l’artiste a recours depuis fort longtemps, à savoir l’incrustation, à l’œuvre notamment dans la série «Marqueterie» (1986-1988), un &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;ensemble de plaques de contreplaqué peint et serti variablement d’ébène, de nacre ou bien encore d’écailles de tortue. On pourrait citer aussi à cet égard la somptueuse série «Coupé-Cloué» (1991-1994), tronçons de bois recouverts de milliers de clous en laiton, ou bien l’œuvre Sans titre, réalisée en 1992, un mur de plâtre littéralement mitraillé de &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;balles en plomb, fichées dans la masse.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;C&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;ette dernière pièce révèle une certaine dualité opérant dans plusieurs œuvres de Duprat entre poésie et violence, à l’instar de la série des «Cassé-Collé» (1991-1994) consistant en un ensemble de blocs de pierre mis en pièces puis &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;grossièrement reconstitués jusqu’à recouvrer leur forme d’origine. La séparation, sinon la destruction, et la (re)composition sont des procédés inhérents à l’œuvre complexe de l’artiste. C’est peut être davantage à une décomposition que l’on songe à la découverte de l’œuvre qu’accueille la salle des études: si les sept formes cylindriques en résine, variablement courbées et posées au sol en équilibre, évoquent dans un premier temps par leurs extrémités métalliques dentelées et leur apparente flexibilité autant de churros démesurés, leur blancheur et leur disposition en enfilade renvoient à un ensemble d’ossements non identifiés qui pourrait trôner dans quelque musée de sciences naturelles, auxquelles n’est pas étrangère l’œuvre de l’artiste…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SVIwvlIZnAI/AAAAAAAAASE/TsGCGYjQ1yY/s1600-h/Presse+H.Duprat:Vassivi%C3%A8re%C2%A9delp-27+-+copie.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SVIwvlIZnAI/AAAAAAAAASE/TsGCGYjQ1yY/s320/Presse+H.Duprat:Vassivi%C3%A8re%C2%A9delp-27+-+copie.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5283338906838342658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Duprat, qui à ses débuts réalisa une importante série de photos prises au sténopé intitulée L’Atelier ou la montée des &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;images (1983-1985), achève le parcours de son exposition en décidant – ironiquement? – de nous faire lever les yeux au ciel, comme pour renverser le regard… Dans l’ultime salle de la bâtisse principale du centre d’art, un faux plafond a été recouvert de mica noir sur toute sa surface, le recouvrement étant une autre des techniques de prédilection de l’artiste. Une évocation explicite à une voûte constituée de plaques de miroirs cernées de plâtre – ici remplacé par de la pâte à modeler blanche où viennent s’imprimer des traces de doigts – réalisée au château de Stupinigi près de Turin par l’architecte Filippo Juvarra, qui vient souligner un certain penchant naturel chez Duprat pour le baroque.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Mais c’est à l’intérieur du phare, qui s’érige et signale l’île et son Centre en même temps qu’il offre un point de vue imparable sur le milieu qui l’entoure, que culmine l’acmé de l’exposition «Massive Centrale»: faite de l’assemblage de milliers de tronçons de tubes de  PVC de taille variable, une voûte alvéolaire, dont la circonférence épouse parfaitement les courbes de l’édifice, s’élève à quelques mètres au dessus de notre tête. Monumentale et légère, variablement opaque et transparente, cette surface, criblée de bulles, filtre la lumière zénithale provenant du sommet du phare, feignant de nous immerger dans une eau néanmoins respirable.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SVI0734MUyI/AAAAAAAAASk/0oQKwLbaGzg/s1600-h/+Tour+H.Duprat:Vassivi%C3%A8re%C2%A9delp-06+-+copie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SVI0734MUyI/AAAAAAAAASk/0oQKwLbaGzg/s320/+Tour+H.Duprat:Vassivi%C3%A8re%C2%A9delp-06+-+copie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5283343516075578146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la lumière de cette œuvre magistrale, Hubert Duprat nous rappelle sans nulle grandiloquence, privilégiant l’éblouissant au clinquant, que le grand art est, avant toute chose, affaire de temps. Celui de la réflexion, de la patience, de la maturation et de la construction. En cette «hétérotopie» qu’incarne tant par sa topographie que  par sa spécificité le Centre d’art et du paysage de l’île de Vassivière, son œuvre résonne. Comme si, de par son artificielle nature, le lieu, mué en une véritable fabrique d’artefacts, avait lui-même engendré, d’après les plans de l’artiste bâtisseur, les précieuses pierres dont il constitue l’écrin…&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);font-size:85%;" &gt;&lt;br /&gt;Article publié dans le dernier n° de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Particules&lt;/span&gt;, disponible dans toutes les bonnes galeries...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Lien:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(51, 102, 102);" href="http://www.ciapiledevassiviere.com/"&gt;Centre international d'art et du paysage de l'île de Vassivière&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;  &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-7012228729325901470?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/7012228729325901470/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=7012228729325901470' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/7012228729325901470'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/7012228729325901470'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2008/12/artefactory.html' title='Artefactory'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SVI-KP_GRcI/AAAAAAAAATM/cq-EsPrBnQg/s72-c/HPIM2895.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-8636021020813271214</id><published>2008-12-02T22:53:00.019+01:00</published><updated>2008-12-03T19:22:16.861+01:00</updated><title type='text'>La critique à la dérive</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;La critique a beaucoup &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;fait &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;parler d'elle ces derniers temps&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;. Le débat, qui est loin d'être  nouveau et continue de porter sur la définition de la critique et ses missions éventuelles, s'inquiète surtout depuis un certain nombre d'années de savoir où elle est passée...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/STXE1Fy3ZpI/AAAAAAAAAR8/CCmP1bIWgtc/s1600-h/R%C3%A9plique.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/STXE1Fy3ZpI/AAAAAAAAAR8/CCmP1bIWgtc/s320/R%C3%A9plique.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5275338954902038162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas évident de parler de la critique lorsque l'on est soi même impliqué dans cette discipline, si tant est qu'elle en soit véritablement une et que les activités auxquelles elle se réfère méritent cette appellation qui, par sa &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;tendanc&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;e à échapper à toute définition définitive, pose question et va même jusqu'à provoquer certains cas de conscience...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;À partir de quand est-il légitime de se qualifier de "critique d'art" ? S&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;i elles se révèlent nécessaires, l&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;es activités menées, renvoyant à différents régimes de textes (articles, textes descriptifs et/ou analytiques, notices...) et supports et/ou commanditaires (catalogues d'exposition, monographies d'artistes, journaux, magazines et revues spécialisés ou généralistes, lieux d'art, et même &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;blogs&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;...), suffisent-elles à s'arroger le droit de se présenter et ainsi de se définir comme tel ?&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on peut considérer que la critique d'art consiste littéralement à écrire sur l'art ou plus largement à le commenter, cette notion floue semble malgré tout charrier un ensemble de critères – références, argumentaire, ... – rendant l'exercice plus complexe et exigeant qu'il n'y paraitrait au premier abord. Je me répétrai en disant que, si la critique est forcément subjective, elle doit à mon sens s'accompagner d'une certaine distanciation de quelque avis ou intérêts strictement personnels pour, au contraire, mettre en valeur son sujet. Cela n'exclut pas obligatoirement l'usage du "je" mais ce dernier a tout intérêt à jouer en mode mineur. Un "je" en sourdine, un moi enseveli sous l'écriture qui se laisse à peine deviner quand bien même l'opinion d'un auteur peut se révéler limpide &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;à travers un texte&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Aux mauvaises langues, vite stigmatisées, voire bannies, on – la presse d'une façon générale – préfèrera le plus souvent des langues caressantes, lécheuses, lisses, dépourvues de toute écart verbal. &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Il ne s'agit pas d'aplanir ses propos pour les rendre passe partout et espérer ainsi les refourguer plus facilement. &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;S'il ne s'agit pas non plus de monter au créneau à tout va, afficher à bon escient un certain esprit critique est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;a priori&lt;/span&gt; ce que l'on attend de celui qui, en positif ou en négatif, est censé prendre position, faire des choix, ce qui de façon plus ou moins explicite implique une part &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;inévitable &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;d'exclusion.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;De la même façon que le pouvoir et ses relais, médiatique notamment, tendent à phagocyter les esprits rebelles – les "gens" ont bien trop de préoccupations (à la fois en terme de soucis et de choses à faire et à penser) pour songer à quelque révolution manifeste quelle qu'elle soit –, la précarité qui prévaut dans le champ de la critique – les places sont rares et chères et les textes généralement mal payés, ce qui laisse à penser à juste titre que vivre de la critique d'art relève du défi ! –  incite ceux qui ne jouissent pas d'une autorité suffisante dans ce domaine à rester dans le troupeau — ce que n'hésitent pas non plus à faire un certain nombre de "personnalités" en place dans ce même domaine –, de peur de payer leur liberté au prix fort en devenant des brebis galeuses...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, en critique comme ailleurs, l'autocensure est bien souvent de mise. On en pense pas moins, mais moins on en dit mieux c'est, moins on fait de vagues plus on a de chance de garder la tête hors de l'eau. &lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Cette théorie est loin d'être un mythe, et la crainte qu'elle suscite fait progressivement son œuvre et assène les contraintes.&lt;br /&gt;Peut-être est-il préférable, &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;quitte à goûter au plaisir solitaire de la dérive, &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;de se laisser voguer sur ses propres flots, poussé par un vent de liberté, plutôt que de surfer sur un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mainstream&lt;/span&gt; idéologique qui menace de nous assécher pour mieux nous couler (dans la masse).&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:85%;" &gt;* Voir entre autres sur ce blog : &lt;a href="http://annelouvicente.blogspot.com/2008/03/trouble_02.html"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://annelouvicente.blogspot.com/2007/12/riposte.html"&gt;là&lt;/a&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Voir aussi quelques posts récents sur le blog de &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(102, 102, 102);" href="http://maglesauvage.wordpress.com/"&gt;Magali Lesauvage&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:85%;" &gt;Et surtout lire le dossier "La critique est morte? Vive la critique!" dans &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:85%;" &gt;&lt;a href="http://www.mouvement.net/site.php?rub=1"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mouvement&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (n° 49)&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;, l'article de Gaël Charbau, "Est-il interdit de juger dans le milieu de l'art?" dans &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(102, 102, 102);" href="http://fr.calameo.com/books/00000469703672a4c8f15"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Particules&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; (n° 21).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Image:&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Réplique&lt;/span&gt;, de Bertrand Lamarche. Installation visible à l'occasion de l'exposition personnelle de l'artiste, "The Funnel",  présentée au Centre d'art La Galerie à Noisy-Le-Sec du 6 décembre au 7 février.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-8636021020813271214?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/8636021020813271214/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=8636021020813271214' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/8636021020813271214'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/8636021020813271214'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2008/12/la-critique-facile.html' title='La critique à la dérive'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/STXE1Fy3ZpI/AAAAAAAAAR8/CCmP1bIWgtc/s72-c/R%C3%A9plique.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-879098934534983292</id><published>2008-10-26T18:52:00.014+01:00</published><updated>2008-10-28T19:30:24.729+01:00</updated><title type='text'>Félicité</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;Ils étaient 8: &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Julien Discrit, Cyprien Gaillard, Emmanuelle Lainé, Raphaël Zarka, Abraham Poincheval &amp;amp; Laurent Tixador, Lili Reynaud-Dewar, Gyan Panchal et Camille Henrot.&lt;/span&gt; Huit jeunes artistes, et pas des moindres, à concourir pour le Prix Ricard 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vainqueur était désigné vendredi soir, juste avant le fameux Bal jaune, organisé chaque année à cette occasion par la Fondation d'entreprise Ricard, laquelle accueille par ailleurs depuis le 10 octobre et jusqu'au 22 novembre prochain, l'exposition &lt;a href="http://www.fondation-entreprise-ricard.com/expositions"&gt;La Consistance du visible&lt;/a&gt;, proposée par le commissaire et critique d'art Nicolas Bourriaud à l'occasion du 10e anniversaire du Prix Ricard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SQS6Brzp_RI/AAAAAAAAARk/keE-8InuAJg/s1600-h/zarka+brise+lame.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 219px;" src="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SQS6Brzp_RI/AAAAAAAAARk/keE-8InuAJg/s320/zarka+brise+lame.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5261534802777603346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;And the winner is... &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;a href="http://www.michelrein.com/AR_Artiste.lasso?Artistes::Artiste=Rapha%C3%ABl%20Zarka"&gt;Raphaël Zarka&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;qui, fort d'un succès croissant cette année, doit en ce moment même prendre la mesure de ce que ce prix va encore lui apporter...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À commencer par la présence d'une de ses œuvres dans les collections permanentes du Centre Pompidou. Pas de quoi rire jaune donc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-size:85%;" &gt;Photo:&lt;br /&gt;Carton d'invitation de l'exposition "Ratiocination", présentée à la Galerie Michel Rein du 24 mai au 21 juin 2008:  Raphaël Zarka mesurant un brise lame reprenant exactement la forme du rhombicuboctaèdre illustré dans le traité de Luca Pacioli &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Divine Proportione&lt;/span&gt;, publié en 1509 à Venise. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-879098934534983292?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/879098934534983292/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=879098934534983292' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/879098934534983292'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/879098934534983292'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2008/10/flicit.html' title='Félicité'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SQS6Brzp_RI/AAAAAAAAARk/keE-8InuAJg/s72-c/zarka+brise+lame.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-6683257411710984009</id><published>2008-10-17T14:16:00.009+02:00</published><updated>2008-10-27T19:54:30.665+01:00</updated><title type='text'>Blog Back</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102); font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;GRÉGOIRE BERGERET : ACTIONS / RÉACTIONS&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102); font-weight: bold;"&gt;Du 12 juin au 26 juillet dernier, la galerie Claudine Papillon présentait la première exposition personnelle de Grégoire Bergeret, «Ne rien faire, mais que rien ne soit pas fait». L’artiste y dévoilait un ensemble d’œuvres empreintes de Minimalisme et d’Arte povera, basées sur des processus mêlant artisanat et expérimentations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SPiFGArr0uI/AAAAAAAAARU/2zJ7G8W4z1Y/s1600-h/tir+suspendu.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SPiFGArr0uI/AAAAAAAAARU/2zJ7G8W4z1Y/s320/tir+suspendu.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258098903263990498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Dans la sacrosainte famille des «artistes de moins de 30&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; ans», je demande Grégoire Bergeret. L’expérimentation se trouve au&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; cœur des travaux pratiques de cet&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; artiste né en 1980 et diplômé de l’École d’art d’Annecy en 2005, qui mérite bien qu’on le qualifie, au premier degré bien entendu, de manipulateur. Scanner une tranche de jambon, enseigner la géométrie à un chat par le biais du tennis, piper un dé pour faire sept à chaque coup ou encore fabriquer des cheveux de cire constituent quelques-unes des nombreuses, car quotidiennes, micro expériences ludiques et absurdes auxquelles il se livre dans son atelier bruxellois, et qui nourrissent son œuvre intégrant un ensemble de&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; processus low-tech plus ou moins complexes. La transformation, qui induit une part de hasard, permet bien souvent de souligner le décalage qu’il peut y avoir entre une action et son résultat. Voire entre l’idée d’une action et l’action réellement menée. C’est à cette distorsion – phénomène devenu courant au sein de notre société de l’information et de la communication où la réalité se trouve absorbée par une masse prodigieuse d’informations et apparaît bien souvent déformée – que l’œuvre de Bergeret s’astreint, sans trop savoir où cela la mènera – sinon, à quoi bon l’expérience ? –, sondant ainsi ce qu’il reste du réel à travers ce qui&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; en est rapporté. En 2007, l’artiste conçoit &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Magnétisme des repères&lt;/span&gt;, un projet de papier peint sur lequel s’inscrit sur fond blanc une trame régulière de grillage, déformée par l’effet d’un double champ magnétique simulé par un programme informatique et reprise manuellement. En 2005, il se livre à une série de tentatives de partie de jambes en l’air consistant à effectuer un coulage automorphique en plâtre dans une paire de collants, dont naîtront finalement &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Jambes en l’air&lt;/span&gt; – car présentées la «tête» en bas – absolument&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; infidèles à leur modèle.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SPiExqOAYRI/AAAAAAAAARM/aU_l5I-7Zdo/s1600-h/fleur+mort.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SPiExqOAYRI/AAAAAAAAARM/aU_l5I-7Zdo/s200/fleur+mort.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258098553636544786" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Le jeu – de mots notamment –, inhérent à la pratique de Grégoire Bergeret, ne doit pas occulter la violence, toujours contenue, que relatent nombre de ses œuvres, principalement  à travers le motif omniprésent de l’explosion. Dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;No Pictures available &lt;/span&gt;&lt;span&gt;(&lt;/span&gt;2007-2008), l’artiste réalise sur ordinateur des images d’explosion en distribuant manuellement sur une surface vide chaque pixel selon l’intensité du feu, partant du cœur de l’impact vers la périphérie. Cela donne de grands tableaux de papier blanc plastifié puis contrecollé sur aluminium, dont il faut s’approcher de très près pour pouvoir distinguer les minuscules particules noires qui les ponctuent. Également présentée à la galerie Claudine Papillon cet été, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hole in the Head&lt;/span&gt;, l’une des dernières pièces conçues par l’artiste, montre un miroir brisé par&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; l’impact qu’aurait provoqué quelque projectile mortel. Dans&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Impact &lt;/span&gt;(2006) justement, il pose sur une vitre des dizaines de morceaux de scotch transparent passant tous par le même point, créant ainsi l’illusion d’un cercle de verre fissuré par l’impact d’une balle perdue situé en son centre. L’œuvre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fleur de mort&lt;/span&gt; (2008), qui représente une fleur incarnée par un obus, témoigne parfaitement de la dimension métaphorique et poétique de l’art de Bergeret, et de la fragilité qu’il oppose à la violence à travers plusieurs pièces, à l’instar de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Robe&lt;/span&gt; (2006), précaire chapiteau réalisé en feuilles de papier à rouler, ou de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Che Fare&lt;/span&gt; (2006), écriture tridimensionnelle et filandreuse obtenue au pistolet à colle chaude. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Force est de constater que l’artiste se plaît à (se) jouer des matériaux, des instruments et des médiums, détournant leurs propriétés, fonctions, usages et autres règles de bienséance. Présentée telle un tableau, l’œuvre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tir suspendu &lt;/span&gt;(2006) est une plaque d’aluminium d’un mètre sur un mètre. Les petites bosses qui la boursouflent en son centre ne sont autres que les multiples impacts provoqués par le tir d’un fusil de chasse,&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; effectué à une distance telle que les balles n’ont pas percé la plaque, mais sont venues graver dans la matière leur violent souvenir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SQYMfNg9yHI/AAAAAAAAARs/-UXrqyTkroQ/s1600-h/bergeretbobine.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 198px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SQYMfNg9yHI/AAAAAAAAARs/-UXrqyTkroQ/s200/bergeretbobine.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5261906944972408946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Tels les possibles résidus d’une brutale explosion qui de son souffle aurait fait le vide autour d’elle, de curieuses boules noires jonchaient une partie du sol de la galerie Claudine Papillon (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Retour vers le futur&lt;/span&gt;, 2007): en réalité, des agrumes de taille&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; variable, carbonisés, apparaissant comme autant de vestiges d’un futur à venir. Sombre. Si l’artiste a ici accéléré la transformation de ces fruits autrefois colorés en les soumettant à la température très élevée d’un four, la mise en œuvre peut aussi s’avérer longue et laborieuse. Pour concevoir &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ad plures ire&lt;/span&gt; (2007), il a procédé au démontage puis à l’enroulement manuel simultané de cinq bandes de cassettes vidéo. Formant un tondo noir des plus abstraits, l’œuvre, entre tableau et sculpture, induit un nouveau mode de lecture de l’image et évoque ainsi la dématérialisation galopante des supports de l’information et leur obsolescence progressive au gré des innovations technologiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SQYMzxpHCTI/AAAAAAAAAR0/St24nSPKE7w/s1600-h/bergeretfilet.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 149px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SQYMzxpHCTI/AAAAAAAAAR0/St24nSPKE7w/s200/bergeretfilet.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5261907298267629874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Grégoire Bergeret a visé juste. La force critique de ses œuvres, que l’on pourrait envisager comme des bombes à retardement, provient de la distance, bonne, qu’elles entretiennent avec le propos qu’elles incarnent et dénoncent. L’artiste parvient, avec finesse et simplicité, à construire une œuvre hétérogène aussi minimaliste que percutante qui déroute notre perception de l’image et du réel, brouillé par une série d’interférences et dont l’identification ne va pas de soi. Ce que pourrait résumer à elle-seule la photographie &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Au fil de l’eau&lt;/span&gt; (2007), montrant l’extrémité d’un doigt posée sur un filet d’eau coulant d’un robinet…&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;Article paru dans le n° d'octobre-novembre de la revue &lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;Particules&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;disponible dans toutes les bonnes galeries...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Visuels:&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tir suspendu&lt;/span&gt;, 2006, Courtesy Galerie Claudine Papillon.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fleur de mort&lt;/span&gt;, 2008, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Courtesy Galerie Claudine Papillon.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ad plures ire&lt;/span&gt;, 2007, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Courtesy Galerie Claudine Papillon.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Au fil de l'eau&lt;/span&gt;, 2007, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Courtesy Galerie Claudine Papillon.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-6683257411710984009?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/6683257411710984009/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=6683257411710984009' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/6683257411710984009'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/6683257411710984009'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2008/10/blog-back.html' title='Blog Back'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/SPiFGArr0uI/AAAAAAAAARU/2zJ7G8W4z1Y/s72-c/tir+suspendu.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-5902568225138729932</id><published>2008-04-29T21:07:00.004+02:00</published><updated>2008-04-29T21:25:18.357+02:00</updated><title type='text'>Écoutez, il n'y a rien à voir...</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:times new roman;" &gt;Jusqu’au 22 juin, le Mac/val, Musée d’art contemporain du Val de Marne à Vitry-sur-Seine, accueille «8002 - 9891», nom de code de la première rétrospective de l’artiste français Claude Closky, passé maître en l’art de décrypter notre société contemporaine.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Si le seul titre de son exposition ne suffit pas à deviner ce que Claude Closky nous réserve au Mac/val, il constitue toutefois un sérieux indice quant à la propension de l’artiste à inverser le cours logique des choses. «8002 - 9891»: lisez, de droite à gauche, «1989 - 2008».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Depuis près de vingt ans de production artistique – œuvres sur papier, peintures, vidéos, collages, livres, sites internet, installations interactives, etc. –, le plasticien Claude Closky décortique la société d’information et de communication dont il s’approprie les mécanismes pour mieux les désarmer. C’était déjà, dans la seconde moitié des années 80, à une contestation de l’hégémonie communicationnelle incarnée par la publicité que lui et ses Frères Ripoulin (dont Pierre Huyghe) se livraient en plein air, peignant des affiches dont ils recouvraient les murs de Paris ou New York.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Ce qui réjouit aujourd’hui, à l’heure du bilan rétrospectif, c’est que Closky n’est pas tombé dans le piège facile consistant à réduire l’exercice à une simple accumulation d’œuvres-objets, datés, agencés, expliqués. Il est allé au bout de la logique de son œuvre, et à rebours de la logique prévisible de la rétrospective.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;On dit bien «aller voir une exposition», mais la formule de rigueur serait plutôt, en l’occurrence, «Ecoutez, il n’y a rien à voir». Sur le seuil de l’espace d’exposition, le visiteur se voit remettre un plan et un casque audio relié à un boîtier. Depuis quand l’audioguide est-il devenu obligatoire ? Depuis qu’il constitue l’exposition que vous êtes venus soi-disant voir… Plongé dans une semi pénombre n’empêchant en rien de constater, avec effroi ou intérêt selon les attentes et principes de chacun, que nulle œuvre n’est ici physiquement présente, voici le visiteur qui vaillamment s’avance, entouré de ses éventuels compatriotes appareillés, dans les 1350 m2 de vide s’offrant à lui. Et c’est alors, après avoir enclenché le boîtier, que le texte, véritable objet, et sujet, de l’exposition, commence à faire son œuvre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;C’est en effet à un laborieux travail de mise en texte, lui-même lu puis enregistré, que Claude Closky a soumis cinquante-quatre de ses pièces réalisées entre 1989 et 2008. Si neuf d’entre elles existaient déjà à l’état sonore dans leur forme originale, les quarante-cinq autres ont fait l’objet d’une transposition, allant plus ou moins de soi. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;La place du texte dans le travail de Closky s’avère prépondérante, qu’il soit écrit dans un livre (Mon catalogue, 1999), sur une feuille (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lu et relu au petit-déjeûner&lt;/span&gt;, 1989), une affiche (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il n’est pas 15h&lt;/span&gt;, 1995), un papier peint (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sans titre (Marabout)&lt;/span&gt;, 1997), un écran (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hydrastar&lt;/span&gt;, 1997), un afficheur électronique (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bla-bla&lt;/span&gt;, 1998), ou un site internet (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ok&lt;/span&gt;, 2005). La dimension textuelle, et a fortiori conceptuelle, est inhérente à la production de l’artiste qui récupère et recycle la matière débordante que constituent les innombrables discours et messages véhiculés à longueur de temps par les médias et la publicité. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Au vide qui en premier lieu se présente au visiteur qui, pauvre de lui, n’a rien d’autre à se mettre sous les yeux, vient s’opposer l’incommensurable flux de mots diffusé dans ses écouteurs, jusqu’aux simples bruitages, tels que sonneries de portable (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;GSM&lt;/span&gt;, 1997) et jingle télé (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Téèfun&lt;/span&gt;, 1997-1998), émis pour leur part par des enceintes et résonnant dans tout l’espace. L’effet d’accumulation et d’énumération délibérément adopté par l’artiste dans son travail et dans l’exposition, renvoie à la surproduction d’énoncés caractéristique de nos sociétés contemporaines, qui conduit à terme à une perte de sens: trop de communication tue la communication. A contrario, la démarche de Closky est révélatrice d’une volonté d’aller dans le sens d’un avénement du contenu pour mieux le mettre à nu, le texte de l’œuvre s’étant substitué à l’œuvre elle-même. Ecartée la forme, subsiste le fond qui seul constitue ici l’objet de notre attention. Rien ou presque ne vient parasiter l’écoute de ce qui est à la fois le degré zéro de l’œuvre – il ne s’agit pas là d’un commentaire, d’une explication de l’œuvre mais de ce qui la constitue – et son essence même. La dématérialisation* ici à l’œuvre – bien qu’une certaine matérialité soit recouvrée à travers les multiples voix des lecteurs/énonciateurs –, qui prolonge radicalement l’appauvrissement de l’image récurrent chez l’artiste, contrarie le processus de réification opérant tant dans la société que dans le champ de l’art, l’œuvre y étant bien souvent réduite à l’état d’objet, et partant, de marchandise. En privant nos yeux d’une quelconque utilité – si ce n’est celle de pouvoir se repérer dans l’espace et d’éviter de buter contre un pilier ou un autre visiteur –, Closky, n’ayant pas cédé à la tentation du spectacle, lave notre regard saturé d’images en même temps qu’il nous incite à écouter ce que l’on entend, éveillant ainsi notre vigilance.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Faisant à la fois l’objet d’un «désœuvrement»** et d’une réincarnation, l’œuvre jouit par ailleurs ici d’une relation toute particulière, presque intime, avec le visiteur devenu auditeur qui, bien qu’équipé d’un plan balisant le terrain des titres des œuvres disponibles à l’écoute et figurant d’immatérielles cimaises, n’est pas soumis à un parcours préétabli. Actif, il peut déambuler à sa guise, et décider quand bon lui semble de prolonger ou d’écourter l’écoute de telle ou telle œuvre, d’appuyer sur les touches lecture, avance rapide, retour en arrière ou même stop, au moyen de son simple déplacement dans l’espace, définissant ainsi son propre rythme et son propre itinéraire. Le dispositif intègre une marge de liberté qui n’existait pas, par exemple, dans l’installation Manège, présentée à l’Espace 315 du Centre Pompidou en 2006 dans le cadre du prix Marcel Duchamp: la projection alternative d’images sur seize écrans plats fixés à hauteur d’yeux aux quatre murs de l’espace donnait le tempo au visiteur, ainsi baladé d’un écran à l’autre, ou, s’il était placé au centre de la salle, contraint à une rotation sur lui-même.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Aussi n’existe-t-il pas à proprement parler d’ordre de visite dans l’exposition présentée au Mac/val. Et pourtant, l’ordre, le classement, voire la hiérarchisation, sont des éléments  fondamentaux de l’œuvre de Closky, fervent amateur de séries, suites et autres listes en tous genres, le plus souvent anecdotiques (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tout ce que je peux faire&lt;/span&gt;, 1992; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;P.I.N.&lt;/span&gt;, 2002; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mes 20 minutes préférées&lt;/span&gt;, 1993), dérisoires et vaines (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Notes classées par ordre alphabétique&lt;/span&gt;, 1989; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;De 1 à 1000 euros&lt;/span&gt;, 2002; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;3415 Vendredis 13&lt;/span&gt;, 1992; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dix tentatives de multiplier 2 par 4&lt;/span&gt;, 1993), voire absurdes (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Love and Fear&lt;/span&gt;, 2007; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ok&lt;/span&gt;, 2005; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tagada et turlututu&lt;/span&gt;, 1991). &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;L’accumulation et la répétition, procédés récurrents utilisés par l’artiste, encore renforcés par le principe de la bande son, mettent en relief la fonction phatique du langage qu’accentue sa décontextualisation (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hello and Goodbye&lt;/span&gt;, 2000; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Salut&lt;/span&gt;, 2000; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bla-Bla&lt;/span&gt;, 1998), et la dimension prédictive (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Prédictions&lt;/span&gt;, 1996) et injonctive (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;1000 choses à faire&lt;/span&gt;, 1993-1997; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Call now&lt;/span&gt;, 1995-2005; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pellicules ?&lt;/span&gt;, 1995; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;You want You have&lt;/span&gt;, 2004) des messages notamment véhiculés par la publicité, dont l’intention à peine voilée consiste, plus qu’à répondre à des besoins, à en créer de nouveaux en vue de susciter une permanente insatisfaction génératrice de consommation.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Le pari réussi de Claude Closky pour sa première rétrospective est de donner à entendre son œuvre – dans les deux sens du verbe – sans la donner à voir, alors que sa dimension sonore se révèle mineure. Le dispositif choisi, dépourvu de tout édulcorant visuel, délivre l’essence même de sa démarche qui consiste précisément à révéler la nature édulcorée, décorative et fourbe des images, mais aussi des signes, récits et discours dont la société nous rebat les yeux et les oreilles. A bon entendeur…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;*  Déjà opérante à travers les œuvres internet de l'artiste: www.sittes.net/menu/&lt;br /&gt;**Lire le texte de Michel Gauthier, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;D'un désœuvrement l'autre&lt;/span&gt;, publié dans le catalogue de l'exposition.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(192, 192, 192);font-size:85%;" &gt;Photos: A vous de voir...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-5902568225138729932?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/5902568225138729932/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=5902568225138729932' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/5902568225138729932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/5902568225138729932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2008/04/coutez-il-ny-rien-voir.html' title='Écoutez, il n&apos;y a rien à voir...'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-4988673979371699660</id><published>2008-03-26T23:52:00.028+01:00</published><updated>2008-12-10T17:15:41.483+01:00</updated><title type='text'>Noir c'est noir</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;En forme de contrepoint chromatique au billet du 26 janvier dernier («It's a White White Cube»), focus sur trois expositions qui brillent d'une lumière noire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 0, 51);font-size:130%;" &gt;«Visions nocturnes», La Galerie de Noisy-Le-Sec &gt; 10 mai&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Cette exposition collective (Dominique Blais, Jason Dodge, Spencer Finch, Anne-Laure Sacriste, Sophie Bueno-Bouteillier, Franscesco Gennari) réunit des œuvres qui renouvellent en la déplaçant la représentation de l'obscurité, devenue expérience – sensorielle, (méta)physique, virtuelle, mystique, ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 0, 51);"&gt;&gt;&gt; Extraits&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R-6qOGl2iFI/AAAAAAAAALc/A_XGYuE2uZg/s1600-h/lustre+db.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R-6qOGl2iFI/AAAAAAAAALc/A_XGYuE2uZg/s200/lustre+db.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5183267380414285906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;A défaut de lumière, le lustre imaginé par Dominique Blais, isolé&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;dans une pièce plongée dans la pénombre, diffuse les bruits&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; sourds de La Galerie, demeure autrefois habitée par des particuliers. Captés pendant les phases d'inactivité du centre d'art, ils composent l'empreinte sonore du lieu, ainsi mise en abyme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R-rd0Wl2h_I/AAAAAAAAAKs/eF0wYJvMw5Y/s1600-h/darkness.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R-rd0Wl2h_I/AAAAAAAAAKs/eF0wYJvMw5Y/s200/darkness.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5182198212730456050" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;D'une &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;manière aussi simple qu'efficace, Jason Dodge montre l'obscurité en creux en exposant, posées à même le sol, toutes les sources lumineuses retirées d'une maison en Pologne, condamnée ainsi à la pénombre suite à cette confiscation.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:130%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 0, 51);"&gt;&lt;span&gt;«Tout sur le noir»&lt;/span&gt;, Olivier Babin / Galerie Frank Elbaz &gt; 5 avril&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;La nouv&lt;span style="font-size:100%;"&gt;elle exposition personnelle d'Olivier Babin aurait aussi bien pu s'intituler «Tout noir»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; car, mise à par&lt;/span&gt;t une page arrachée à un magazine &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;encadrée &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Burried Alive&lt;/span&gt;) représentant une &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;peau de banane – une&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; pièce &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;antérieure &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;de l'artiste: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Slip Inside This House&lt;/span&gt;, 2005 – qui trahit&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; l'aspect ludique et farceur de la manœuvre, toutes les pièces exposées semblent avoir été trempées dans la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R-5WzWl2iAI/AAAAAAAAAK0/OTbwx0NhGN0/s1600-h/babin+journaux.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R-5WzWl2iAI/AAAAAAAAAK0/OTbwx0NhGN0/s200/babin+journaux.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5183175661387679746" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Deux disques noirs accrochés au mur (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Two Dark Sides&lt;/span&gt;), côtoient des piles de journaux, papiers carbonisés que l'on devine porteurs&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; de funestes nouvelles ou de tristes desseins. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bad News Travel Fast&lt;/span&gt; apparaît comme le présage d'une information destinée à  broyer du noir, encore et encore.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R_IZjGl2iGI/AAAAAAAAALk/vrRXmwJPHe4/s1600-h/babin+oeufs.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R_IZjGl2iGI/AAAAAAAAALk/vrRXmwJPHe4/s200/babin+oeufs.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5184234211912353890" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Plus loin, &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;évoquant les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Date Paintings&lt;/span&gt; d'On Kawara, &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;une série de huit toiles noires aux blancs messages (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;It's about Time&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Big Time&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Time After Time&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Kill Time&lt;/span&gt;...) ento&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;urent six boîtes (noires) de six&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; œufs en bronze (noir) rappelant les «œufs de cent ans», une spécialité culinaire&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; chinoise*. L'ensemble &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;incarne une sorte de vanité post-moderne démultipliée. &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 0, 51);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Whispering in Distant Chambers&lt;/span&gt;, Maïder Fortuné, Galerie Martine Aboucaya &gt; 30 avril&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Maïder Fortuné emprunte le titre de son exposition à celui d'un des derniers scénarios, non réalisé, de Jacques Tourneur datant de 1966, qui raconte l'histoire de l'expédition de deux hommes dans un château hanté e&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;n Écosse en vue de prouver l'existence ou non des fantômes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 0, 51);"&gt;&gt;&gt; Extraits :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R-5sTWl2iCI/AAAAAAAAALE/Zj29pmX9a5Y/s1600-h/fortun%C3%A9characters.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R-5sTWl2iCI/AAAAAAAAALE/Zj29pmX9a5Y/s200/fortun%C3%A9characters.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5183199300887676962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;L'artiste présente les quatre premières pièces de sa série intitulée «Characters»: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Antigone&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Hamlet&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Doctor Faustus&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; et &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Salomé. &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Ces quatre  personnages, célèbres protagonistes de pièces de théâtre éponymes, sont ici représentés à travers un texte, leur texte. Cette série d'œuvres joue sur&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; la polysémie du mot anglais «character» qui signifie à la fois «personnage»  et «caractère» (typo: signe, lettre).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;Le texte, en lettres détachées, s'amoncelle &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;tel un tas de cendres &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;dans une sorte d'urne aux parois transparentes, posée verticalement sur une sellette blanche, formant un monticule de mots décomposés, unis à jamais à la mémoire de leur énonciateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R-6Uc2l2iEI/AAAAAAAAALU/sFXaarZhjkw/s1600-h/fortun%C3%A9bugsbunny.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R-6Uc2l2iEI/AAAAAAAAALU/sFXaarZhjkw/s200/fortun%C3%A9bugsbunny.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5183243444561545282" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;La vidéo &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Curtain!&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; montre les silhouettes de célèbres personnages de contes et de dessins animés ayant trait au monde de l'enfance: Bugs Bunny, Mary Poppins, Alice au Pays des Merveilles, ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réduits à des ombres, ils apparaissent de dos, avançant lentement vers une lumière blaffarde, jusqu'à disparaître tout à fait, engloutis dans un inquiétant brouillard.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;* Les œufs sont conservés environ deux mois dans une préparation à base de riz, d'argile, de chaux, de feuilles de thé et d'aromates. Noirs à l'extérieur, verts à l'intérieur...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 0, 51);font-size:85%;" &gt;**Liens**&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(51, 0, 51);" href="http://www.martineaboucaya.com/news.php"&gt;http://www.martineaboucaya.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(51, 0, 51);" href="http://www.galeriefrankelbaz.com/data/f_actu.html"&gt;http://www.galeriefrankelbaz.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 0, 51);font-size:85%;" &gt;**Photos**&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 0, 51);font-size:85%;" &gt;1) &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 0, 51);font-size:85%;" &gt;Sans titre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 0, 51);font-size:85%;" &gt;(&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 0, 51);font-size:85%;" &gt;Lustre &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 0, 51);font-size:85%;" &gt;)&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 0, 51);font-size:85%;" &gt;, Dominique Blais. Courtesy &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 0, 51);font-size:85%;" &gt;Dominique Blais / &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 0, 51);font-size:85%;" &gt;La Galerie.&lt;br /&gt;2) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Darkness falls on Wolkowya 74, 38-613, Polanczyk&lt;/span&gt;, Jason Dodge. Courtesy Galerie Yvon Lambert.&lt;br /&gt;3) &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 0, 51);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bad News Travel Fast&lt;/span&gt;&lt;span&gt;, Olivier Babin. Courtesy Galerie Frank Elbaz.&lt;br /&gt;4) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tout sur le noir&lt;/span&gt;, vue d'exposition. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 0, 51);font-size:85%;" &gt;&lt;span&gt;Courtesy Galerie Frank Elbaz.&lt;br /&gt;5) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Characters / Doctor Faustus&lt;/span&gt;, Maïder Fortuné. Courtesy Galerie Martine Aboucaya.&lt;br /&gt;6) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Curtain!&lt;/span&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 0, 51);font-size:85%;" &gt;&lt;span&gt;Maïder Fortuné. Courtesy Galerie Martine Aboucaya.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:times new roman;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(51, 0, 51);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-4988673979371699660?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/4988673979371699660/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=4988673979371699660' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/4988673979371699660'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/4988673979371699660'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2008/03/noir-cest-noir.html' title='Noir c&apos;est noir'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R-6qOGl2iFI/AAAAAAAAALc/A_XGYuE2uZg/s72-c/lustre+db.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-7467639642669402382</id><published>2008-03-15T19:07:00.016+01:00</published><updated>2008-12-10T17:15:42.460+01:00</updated><title type='text'>Arty Show</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Il y a quelques jours, je recevais dans ma boîte aux lettres &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Quoi de neuf?&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;, magazine-catalogue édité par Jalou Production pour le compte du grand magasin haussmannien Galeries Lafayette. Jusqu'ici, rien de neuf, du promotionnel sur papier glacé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R9x5SwtPd8I/AAAAAAAAAJ0/4u_q17_ZK5o/s1600-h/couv+quoi+de+neuf.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R9x5SwtPd8I/AAAAAAAAAJ0/4u_q17_ZK5o/s320/couv+quoi+de+neuf.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178147034788493250" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;On savait les Galeries Lafayette hautement impliquées dans la création&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt; contemporaine avec la Galerie des Galeries, espace d'exposition situé à l'intérieur du grand magasin,&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt; témoignage clair d'une volonté d'intégrer l'art contemporain, pour ne pas dire le récupérer (si tout cela ne s'appelle pas de la communication, merci de me dire ce que c'est). «&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Pas un passage aux Galeries Lafayette sans un détour par la Galerie des Galeries&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;», peut-on lire page 12. En réalité, l'emplacement de ladite Galerie implique surtout un passage obligé par le grand&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt; magasin pour pouvoir voir telle ou telle exposition... Vous achèteriez bien une petite bricole avant d'aller vous culturer ? Ou plutôt après, pour vous récompenser de vos laborieux efforts ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Si Guillaume Houzé, initiateur du projet ANTIDOTE (cycle d'expositions à la Galerie des Galeries), prétend ainsi «&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);"&gt;favoriser la rencontre entre le public et l'art&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;», on a du mal à s'enlever de l'esprit que la "mission" du grand magasin ne se place pas tout à fait à ce niveau. Sous couvert d'une pseudo démocratisation culturelle repoussant les frontières de l'art contemporain jusque dans les grands magasins (à quand l'art contemporain chez Leclerc?), la tendance se dessine: l'art est à la mode et, comme par hasard, «[la] saison printemps-été 2008&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt; [est] placée sous le signe de l'influence "Arty", présente dans toutes les collections», dixit&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt; Michel Roulleau, directeur général adjoint des Galeries Lafayette.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Alors voilà: l'art est (dans) la mode, la mode est (dans) l'art, mais surtout à nouveau, l'art est à la mode, particulièrement lorsqu'il s'agit de l'objectiver, de le réifier jusqu'à lui donner l'aspect d'une marchandise, ou d'un décor, comme le fait &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Quoi de neuf?&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;.&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R9x4MAtPd7I/AAAAAAAAAJs/EsJfLokXsAU/s1600-h/Quoi_de_neufInternet_16.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R9x4MAtPd7I/AAAAAAAAAJs/EsJfLokXsAU/s200/Quoi_de_neufInternet_16.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178145819312748466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Pages 18-29*, rendez-vous au Musée d'art moderne de la Ville de Paris pour une séquence "Arty Trip". Le décor est planté: des œuvres de Mathieu Mercier, Raoul Dufy, Douglas Gordon, Hanne Darboven, Tatiana Trouvé (voir photo ci-contre), Yves Klein, servent de toile de fond. Elles sont partiellement occultées, quand elles ne sont pas floutées. Et, au beau milieu,&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt; les mannequins posent et&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt; défilent. Aucune originalité dans les photographies, aucun cachet artistique (les pages mode de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Elle &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;font mieux). Il s'agit de mettre en valeur le produit (les vêtements et accessoires de mode) et, au passage, de donner un aperçu furtif de morceaux choisis de l'art contemporain, aussi furtivement commentés dans un coin de la page.&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'art contemporain, qui souffre déjà d'une tendance croissante à la marchandisation, n'avait pas besoin de ça. Et voilà que les Galeries Lafayette en rajoutent une couche. Bien sûr, l'art a ses tendances, ses courants, ses couleurs. Mais les enjeux de départ, a priori non commerciaux, ne sont pas les mêmes que dans la mode. Les artistes n'obéissent pas aux tendances – du moins ils ne sont pas censés le faire –, ils les créent, les (ré)activent.&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R9x3GwtPd6I/AAAAAAAAAJk/Lfm79XK7Py4/s1600-h/Quoi_de_neufInternet_24.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R9x3GwtPd6I/AAAAAAAAAJk/Lfm79XK7Py4/s200/Quoi_de_neufInternet_24.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178144629606807458" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;B&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;ref, le défilé continue puisque la séquence "Electric Cité" est cette fois shootée à la galerie Emmanuel Perrotin, l'une des galeries-star du marais abritant notamment Sophie Calle, Xavier Veilhan, Maurizio Cattelan, etc.). Je ne saurais que trop vous recommander d'aller jeter un œil à la double page 38-39*. A gauche, une jeune fille en Ray-Ban, maillot à pois et mini-short satiné en équilibre sur les&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt; pointes aux côtés d'une sculpture de Martin Oppel. A droite, en pleine page, un homard – clin d'œil borgne au &lt;a href="http://www.artandliving.com/wp-content/uploads/2007/12/koons-20020021-lobster-434-vers-2.jpg"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lobster&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; de l'ami Koons ? –, légendé comme suit: «&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Homard du Canada, 1er étage poissonnerie du Lafayette Gourmet&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;», puis dessous, en plus petit: «&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé / www.mangerbouger.fr&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;». J'ai eu beau me pincer plusieurs fois, j'espère encore qu'il s'agisse là d'une de ces mystérieuses associations d'images que cultivent parfois les rêves... Chapeau bas au directeur artistique de ce magazine, il fallait oser.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R9yDMQtPd9I/AAAAAAAAAJ8/eU9gaoeEcoU/s1600-h/Quoi_de_neufInternet_25.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R9yDMQtPd9I/AAAAAAAAAJ8/eU9gaoeEcoU/s200/Quoi_de_neufInternet_25.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178157918235621330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;A la page suivante, la jeune fille a remisé son shorty et opté pour un total look Chloé: la voici qui, index sous le menton, prend un air inspiré devant ce que l'on devine être une œuvre d'art,  ici hors champ, absence qui achève de nous convaincre de l'immense intérêt porté à l'art dans tout ce bazar.&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Et au cas où l'on aurait encore pas bien compris, la suite fait la part belle à une farandole d'objets design (tabourets, lampadaires, chaises...), bientôt remplacés par lunettes de soleil, maquillages, parfums, bijoux. Ah! Enfin de vrais objets (disponibles aux Galaf)! Non, parce que l'art contemporain, ça va bien deux minutes hein...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;* Cette pagination ne correspond pas à celle de la version consultable sur le site des Galeries Lafayette. En effet, celle-ci  n'inclut pas les nombreuses pages de pub insérées dans la version papier...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-7467639642669402382?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/7467639642669402382/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=7467639642669402382' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/7467639642669402382'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/7467639642669402382'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2008/03/arty-show.html' title='Arty Show'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R9x5SwtPd8I/AAAAAAAAAJ0/4u_q17_ZK5o/s72-c/couv+quoi+de+neuf.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-6827868708315312007</id><published>2008-03-05T14:37:00.032+01:00</published><updated>2008-12-10T17:15:43.457+01:00</updated><title type='text'>Art en tubes</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R869kWOFj_I/AAAAAAAAAIU/KPUrufAYiG4/s1600-h/black+electric+chair+.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R869kWOFj_I/AAAAAAAAAIU/KPUrufAYiG4/s320/black+electric+chair+.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5174281454032883698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;La galerie Daniel Templon présente une exposition d'Ivan Navarro jusqu'au 9 avril. L'artiste new-yorkais, né au Chili en 1972, y expose une série de sculptures en néon, à l'instar de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Black Electric Chair&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; — version lumière noire de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Glow in The Dark &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;(2006) —, dont les contours luminescents extirpent de l'obscurité ambiante la forme stylisée d'un fauteuil designé par Marcel Breuer en 192&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;5.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R869y2OFkAI/AAAAAAAAAIc/w-GNAnZEIR8/s1600-h/ivan_navarro_electric_chair1.jpeg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R869y2OFkAI/AAAAAAAAAIc/w-GNAnZEIR8/s200/ivan_navarro_electric_chair1.jpeg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5174281703140986882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Cette œuvre se place dans la lignée de la série des &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Electric Chair&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Blue&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Pink&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt; White&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Red and Blue&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;, 2003-2006),&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; qui, par son&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; évocation de la peine&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; de mort par électrocution au moyen de la chaise électrique, laisse entrevoir une connotation politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;L'exposition&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Antifurniture&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; montre&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R86_QmOFkDI/AAAAAAAAAI0/ujCjw6knMWc/s1600-h/navarro.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R86_QmOFkDI/AAAAAAAAAI0/ujCjw6knMWc/s200/navarro.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5174283313753722930" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; également&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; une série d'installations&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; combinant&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; l'utilisation de néons et&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; de miroirs sans tain créant des puits ou des&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; couloirs lumineux comme autant d'abymes invitant le visiteur à une&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; plongée virtuelle dans l'inconnu et &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;l'infini.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R87AIWOFkEI/AAAAAAAAAI8/ClgoDwKS9Lk/s1600-h/jc+rocco.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R87AIWOFkEI/AAAAAAAAAI8/ClgoDwKS9Lk/s200/jc+rocco.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5174284271531429954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Pour finir en lumière, signalons l'installation de l'artiste John Cornu actuellement présentée dans Le Vestibule de La Maison Rouge: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Rocco&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; — version posée au sol de &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Jack &lt;/span&gt;(2007) — &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;est un&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; néon coulant, mutant, ayant fait voler en&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; éclats sa prison de verre.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R87BvWOFkGI/AAAAAAAAAJM/O_dcQ5GLZJE/s1600-h/down2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R87BvWOFkGI/AAAAAAAAAJM/O_dcQ5GLZJE/s200/down2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5174286041057955938" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;L'œuvre en rappelle une autre,  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Down&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;,&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; installation présentée dans&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; la vitrine &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;de la&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; galerie Odile&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; Ouizeman en&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; 2007, soit une série &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;de cinq ampoules suspendues dont l'une, échappée de sa douille, gisait au sol tel un serpent fluorescent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 51);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;**Liens**&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.danieltemplon.com/"&gt;http://www.danieltemplon.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.johncornu.com/"&gt;http://www.johncornu.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:85%;" &gt;**Photos**&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Black Electric Chair&lt;/span&gt;, 2006. Ivan Navarro. Courtesy Galerie Daniel Templon.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;White Electric Chair,&lt;/span&gt; 2005. Ivan Navarro. Courtesy Galerie Daniel Templon.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Wall Hole&lt;/span&gt;, 2004. Ivan Navarro. Courtesy Galerie Daniel Templon.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rocco&lt;/span&gt;, 2008. John Cornu. Courtesy galerie Odile Ouizeman.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Down&lt;/span&gt;, 2007. John Cornu. Courtesy galerie Odile Ouizeman.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-6827868708315312007?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/6827868708315312007/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=6827868708315312007' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/6827868708315312007'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/6827868708315312007'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2008/03/nons.html' title='Art en tubes'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R869kWOFj_I/AAAAAAAAAIU/KPUrufAYiG4/s72-c/black+electric+chair+.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-7809827109720163246</id><published>2008-03-02T15:12:00.016+01:00</published><updated>2008-12-28T19:42:56.547+01:00</updated><title type='text'>Etat (de la) critique</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 102);font-size:180%;" &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;Pour une critique d'art du Trouble&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 102);"&gt; &lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);font-size:130%;" &gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« Le trouble, ce n’est ni la subversion (…), ni la résignation (…), &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;c’est ce qui introduit dans le champ même de l’art (et de sa perception)&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt; un coefficient d’impureté ou de déstabilisation, ce qui triche avec les codes, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;ce qui perturbe les orthodoxies, ce qui fissure les conformismes ».&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;Guy Scarpetta, «Le Trouble» in Art Press 1993.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le débat sur ce qu’a été, est ou devrait être la critique d’art n’en finit pas. Et il ne s’agira pas ici de prétendre y mettre un terme, d’autant que le singulier sied finalement peu à ce qui semble décidément échapper à la définition.&lt;br /&gt;Maints critères, méthodes, courants et pratiques se sont dégagés au fil des siècles jusqu’à ce que la critique d’art bascule, avec l’art, dans l’ère  postmoderne. De même que, depuis la fin des années 1970, l’art&lt;br /&gt;s’est largement départi de son potentiel subversif, la critique d’art s’est progressivement délestée de son poids critique alors qu’émergeaient à la même époque deux phares de la critique d’art française, Pierre Restany et Bernard Lamarche-Vadel, figures à part, et pour longtemps.&lt;br /&gt;Le critique d’art, désormais très fréquemment commissaire d’exposition, voire directeur de galerie ou d’institution, s’est alors rapproché des instances du pouvoir du système de l’art, récupéré, aspiré par le tourbillon d’un marché de plus en plus omniprésent et déterminant. Sans parler, dans le contexte médiatique, des limites de la liberté d’expression et de l’auto-censure dues à la dépendance croissante des médias vis-à-vis des annonceurs, souvent institutionnels.&lt;br /&gt;Le bien nommé “milieu” ou “monde” de l’art apparaît de plus en plus clairement aujourd’hui comme un microcosme à l’image de la société dans laquelle il s’inscrit, charriant son lot de classes, de rapports de force et de violence symbolique, régi par une logique néolibérale globalisée, dont témoigne notamment la propagation des foires à travers le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sociologue Pierre Bourdieu a un jour comparé sa discipline à « un sport de combat »: « On s’en sert pour se défendre, c’est un instrument de self-defense ; on n’a pas le droit de s’en servir pour faire des mauvais coups !». Ce serait une comparaison possible pour la critique d’art, qui revêt par ailleurs une dimension sociologique. Là où Bourdieu entendait par “self-defense” une autodéfense au service d’autrui – des dominés, des exclus du corps social auxquels, en tant que porte-parole, il s’identifiait – revenant à une protection d’autrui, il s’agirait davantage, en ce qui concerne la critique d’art, de la défense de territoires protégés et d’intérêts personnels ou communautaires, selon une logique orientée vers l’auto-promotion plus ou moins directe et manifeste.&lt;br /&gt;Mais qu’en est-il du caractère offensif – et bien souvent offenseur – de la critique d’art ? Si une critique constamment laudative n’est pas satisfaisante, une critique défavorable, qui peut être tout aussi consensuelle et complaisante, se doit d’éviter “les mauvais coups” en respectant certaines règles de l’art de la critique, à défaut de quoi l’exercice, aussi petit que stérile, revient en quelque sorte à retourner l’arme du crime contre soi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’objectivité en critique d’art n’a pas lieu d’être, la subjectivité, l’engagement personnel, doit s’accompagner d’un effort de distanciation et de mise en retrait – d’un retour réflexif pour revenir une nouvelle fois à Pierre Bourdieu – visant à éviter le piège de l’autodéfense. La subjectivité en critique a de l’intérêt si elle exclut une tendance égocentriste et si elle se place du côté poétique ou politique. N’en déplaise aux ultra-contemporains que nous sommes, il conviendrait peut-être de revenir à une critique semblable à celle que pratiquaient les Grecs durant l’Antiquité: une critique placée du côté de la démocratie contre la tyrannie et l’obscurantisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une certaine éthique de la critique n’exclut pas la dénonciation, la transgression. Mais il ne s’agit pas tant d’enfreindre les règles que de les déjouer/rejouer. La critique d’art doit se faire le relais de ce qu’est et doit être l’art: non pas un divertissement, ni un « bien culturel industriel », mais bien un lieu de résistance à l’asphyxie culturelle, économique et politique. Ne laissons pas l’art et les commentaires qui s’y rapportent sombrer irrémédiablement dans la spirale mercantile. Plongeons-les dans les eaux troubles, qui sous leur apparente sérénité, portent, tapies dans leur lit, des révolutions frémissantes…&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;* Texte paru dans le dernier numéro de la revue Nuke, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 102, 51);"&gt;Trouble&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 102);"&gt;**Lien**&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(102, 51, 102);" href="http://www.nuke.fr"&gt;http://www.nuke.fr&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-7809827109720163246?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/7809827109720163246/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=7809827109720163246' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/7809827109720163246'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/7809827109720163246'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2008/03/trouble_02.html' title='Etat (de la) critique'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-5750358452104544286</id><published>2008-02-20T13:51:00.026+01:00</published><updated>2008-12-10T17:15:43.738+01:00</updated><title type='text'>Détournement de logos</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Sobrement encadrés, 49 dessins de Renaud-Auguste Dormeuil recouvrent un mur entier de la galerie In Situ qui présente une exposition personnelle de l'artiste jusqu'au 15 mars prochain.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(51, 51, 51);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R7wsihlenEI/AAAAAAAAAIM/V0EiNjWnkDk/s1600-h/logosDormeuil-KLM.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R7wsihlenEI/AAAAAAAAAIM/V0EiNjWnkDk/s320/logosDormeuil-KLM.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5169055443957226562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Ils sont issus d'une série de 206 dessins brûlés sur papier (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Global Fleet&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;, 2008) représentant tous le logo d'une compagnie aérienne, symbole à forte résonance politique et  patriotique, voire nationaliste.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Partis en fumée, les logos dé-colorés, calcinés, laissent planer une menace sourde sur le monde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Les événements survenus le 11 septembre 2001 aux Etats-Unis n'ont-ils pas fait la triste et ultime démonstration qu'un avion civil pouvait se transformer en une arme de destruction massive et accéder ainsi à un usage militaire, ou terroriste ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;La guerre — déguisée, invisible —, dont les stratégies ont muté, nous attend peut-être au tournant...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);font-size:85%;" &gt;**Infos**&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bird's Eye View&lt;/span&gt;, Renaud-Auguste Dormeuil, 31.01-15.03&lt;br /&gt;Galerie In Situ-Fabienne Leclerc, 6 rue du Pont de Lodi. 75006 Paris.&lt;br /&gt;www.insituparis.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;**Photo**&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Global Fleet—&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;KLM&lt;/span&gt;, 2006. Courtesy Galerie In Situ.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-5750358452104544286?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/5750358452104544286/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=5750358452104544286' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/5750358452104544286'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/5750358452104544286'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2008/02/dtournement-de-logos.html' title='Détournement de logos'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R7wsihlenEI/AAAAAAAAAIM/V0EiNjWnkDk/s72-c/logosDormeuil-KLM.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-4840534328221677874</id><published>2008-02-10T16:56:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T17:15:43.860+01:00</updated><title type='text'>Ça fait toujours plaisir...</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:courier new;" &gt;&lt;br /&gt;Le troisième numéro de la revue &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);font-family:courier new;" &gt;J'aime beaucoup ce &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);font-family:courier new;" &gt;que &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);font-family:courier new;" &gt;vous faites &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:courier new;" &gt;a &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:courier new;" &gt;finalement vu &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:courier new;" &gt;le jour. Depuis &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:courier new;" &gt;l'automne 2005, la &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R68wqBlenAI/AAAAAAAAAHs/xtuhA8Py5HU/s1600-h/couvRevue3.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R68wqBlenAI/AAAAAAAAAHs/xtuhA8Py5HU/s400/couvRevue3.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5165400796155517954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:courier new;" &gt;"revue littéraire et artistique" imaginée par Christian Alandete et Agnès Violeau met artistes et/ou écrivains à contribution. Exclusivement en noir et blanc, images et t&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;extes se suivent, se mêlent. Les mots fabriquent des images. Les images conti&lt;/span&gt;ennent parfois des mots, et racontent toujours quelque chose. Des histoires…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:courier new;" &gt;Au menu de ce troisième numéro – dont le dessin de couverture est à nouveau signé Laetitia Bénat:  lumineuses bibliothèques de Joseph Kosuth, poèmes en trois dimensions de François Morellet, journal de mort de Michel Houellebecq, spiritualités délavées de Rachel Labastie, bibliographie  maraboutée d'Aurélien Froment, asymétries textuelles de Patrice Hamel, auto-nécrologie d'Unglee.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:courier new;" &gt;Et aussi: Sophie Calle, Thomas Hirschhorn, Ariel Kenig et Benjamin Lafore, Laure Limongi, Claire-Lise Panchaud, Marie Redonnet.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 51);font-size:85%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:courier new;" &gt;** NB **&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Texte rédigé exceptionnellement avec la police Courrier, utilisée dans le revue JBCQVF...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:courier new;" &gt;** Infos **&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Cycle FICTION / Lectures performées // Fondation d'entreprise Ricard, 19h.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;&gt; 18 février : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 51);font-family:Courier New,Courier,mono;font-size:85%;"  &gt;     Pierre &lt;strong style="font-weight: normal;"&gt;Bismuth&lt;/strong&gt; (création) &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 51);font-family:Courier New,Courier,mono;font-size:85%;"  &gt;// Danielle &lt;strong style="font-weight: normal;"&gt;Mémoire&lt;/strong&gt; / Steve &lt;strong style="font-weight: normal;"&gt;Argüelles&lt;/strong&gt; (création)&lt;br /&gt;&gt; 14 avril : &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 51);font-family:Courier New,Courier,mono;font-size:85%;"  &gt;     Marcelline &lt;strong style="font-weight: normal;"&gt;Delbecq &lt;/strong&gt;(création) // &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 51);font-family:Courier New,Courier,mono;font-size:85%;"  &gt;Nathalie &lt;strong style="font-weight: normal;"&gt;Quintane &lt;/strong&gt;(création)&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 51);font-size:85%;" &gt;&lt;strong style="font-family: courier new; font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&gt; 16 Juin &lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;: Sandy &lt;/span&gt;&lt;strong style="font-family: courier new; font-weight: normal;"&gt;Amério&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt; + Patrick &lt;/span&gt;&lt;strong style="font-family: courier new; font-weight: normal;"&gt;Bouvet &lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;(création) // Fanny de Chaillé&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 51);font-family:Courier New,Courier,mono;font-size:85%;"  &gt;Commissariat : Christian &lt;strong style="font-weight: normal;"&gt;Alandete&lt;/strong&gt; / Agnès V&lt;strong style="font-weight: normal;"&gt;ioleau&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 51);font-size:85%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:courier new;" &gt;** Liens **&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;http://www.revuejbcqvf.com&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;http://www.fondation-entreprise-ricard.com&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-4840534328221677874?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/4840534328221677874/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=4840534328221677874' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/4840534328221677874'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/4840534328221677874'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2008/02/fait-toujours-plaisir.html' title='Ça fait toujours plaisir...'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R68wqBlenAI/AAAAAAAAAHs/xtuhA8Py5HU/s72-c/couvRevue3.gif' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-9212522441969033949</id><published>2008-02-03T14:20:00.001+01:00</published><updated>2008-12-10T17:15:44.128+01:00</updated><title type='text'>Danse avec la guerre</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;L'artiste libanaise Mona Hatoum (*1952) expose actuellement un ensemble d'œuvres récentes à la galerie Chantal Crousel.&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;D'une manière poétique et sensible, l'artiste donne à voir le monde, son état, ses blessures. Ses blessures de guerre même.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R6XQrXl8cSI/AAAAAAAAAHc/LQG1sKujv4w/s1600-h/mona+hatoum+3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R6XQrXl8cSI/AAAAAAAAAHc/LQG1sKujv4w/s320/mona+hatoum+3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5162761991336259874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des symboles du monde arabe (keffieh, tapis persan, lanterne en cuivre, ...) viennent rappeler les origines de l'artiste exilée à Londres, marquée par les conflits qui mirent le Liban à feu et à sang pendant longtemps et qui aujourd'hui planent de nouveau au dessus du pays.&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;L'installation &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Misbah&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;, mot arabe désignant la lanterne traditionnelle en cuivre percé de motifs souvent étoilés, se révèle particulièrement troublante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R6XOiXl8cRI/AAAAAAAAAHU/9QIB79R0nWc/s1600-h/mona+hatoum+2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R6XOiXl8cRI/AAAAAAAAAHU/9QIB79R0nWc/s320/mona+hatoum+2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5162759637694181650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En pénétrant dans la pièce où elle se niche, on est bientôt saisi d'un vertige: telle une boule à facettes, la lanterne suspendue au plafond, en rotation, projette sur les murs des figures qui encerclent le visiteur et l'entraînent dans une ronde étourdissante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais soldats et explosions ont remplacé les étoiles.&lt;br /&gt;Le monde arabe est lancé dans une danse macabre avec la guerre que rien ne semble pouvoir arrêter...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);font-size:85%;" &gt;Photos :&lt;br /&gt;1) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Projection*&lt;/span&gt;, 2006. Coton et abaca. Courtesy Galerie Chantal Crousel.&lt;br /&gt;2) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Misbah&lt;/span&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);font-size:85%;" &gt;2006-2007. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);font-size:85%;" &gt;Courtesy Galerie Chantal Crousel.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Cette &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;mapppemonde&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;, que l'on retrouve dans l'œuvre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bukhara (Rouge et blanc)&lt;/span&gt; réalisée sur un tapis persan, évoque &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt; la forme &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;du monde&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt; d'après la "Projection de Peters", projection cartographique d'Arno Peters (1974) qui, contrairement à celle de Mercator, prend en compte les proportions réelles des pays et des continents les uns par rapport aux autres pour les représenter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);font-size:85%;" &gt;Lien:&lt;br /&gt;http://www.crousel.com/artists/hatoum_mona/index.html&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-9212522441969033949?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/9212522441969033949/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=9212522441969033949' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/9212522441969033949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/9212522441969033949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2008/02/danse-avec-la-guerre.html' title='Danse avec la guerre'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R6XQrXl8cSI/AAAAAAAAAHc/LQG1sKujv4w/s72-c/mona+hatoum+3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-8446028817315659669</id><published>2008-01-26T15:00:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T17:15:44.738+01:00</updated><title type='text'>It is a white, white cube</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;Au mois de janvier, le blanc est aussi dans les galeries...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(192, 192, 192);"&gt;&gt;&gt; Dame blanche: Don Brown, Galerie Almine Rech jusqu'au 9 février.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R58T33l8cPI/AAAAAAAAAHE/GyoVr3pU0y8/s1600-h/db1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R58T33l8cPI/AAAAAAAAAHE/GyoVr3pU0y8/s320/db1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160865548526711026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Depuis 10 ans, l'artiste britannique représente invariablement son épouse, Yoko, après s'être lui-même pris comme modèle de ses sculptures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Perchées sur des sellettes blanches, les statues immaculées toisent le visiteur en dépit de leur très petit gabarit. Dévêtue ou voilée, chaussée de talons hauts, mèche dans les yeux, bras croisés ou le long du corps, Yoko prend la pose.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt; Immortalisé en 3d, l'être aimé se fige dans un éternel absolu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(192, 192, 192);"&gt;&gt;&gt; Bruit blanc: Pascal Broccolichi, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dispersion&lt;/span&gt;, Galerie Frédéric Giroux jusqu'au 23 février.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Deux ensembles de trois gros tubes blancs semblables à des néons ou &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(153, 153, 153);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R5o2x3l8cLI/AAAAAAAAAGk/b4Uyj4EeAIg/s1600-h/SP_A0141+copie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R5o2x3l8cLI/AAAAAAAAAGk/b4Uyj4EeAIg/s320/SP_A0141+copie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5159496553470914738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;des tuyaux de &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;canalisation diffusent une bande &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;son  presque&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;imperceptible, empreinte sonore de déserts donnés à voir à travers une série de  photographies grand format.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;Autant de non-lieux habités par le vide et le silence dont Pascal Broccolichi a capté le phénomène, mais aussi la matière sonore qui échappe à la perception humaine, trop humaine.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;span style="color: rgb(192, 192, 192);"&gt;&gt;&gt; Trou blanc: Mathieu K. Abonnenc, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(192, 192, 192);"&gt;Le Monde connu&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(192, 192, 192);"&gt;, Galerie Ghislaine Hussenot jusqu'au 19 février.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R5o3mHl8cMI/AAAAAAAAAGs/WNwYar2ET3I/s1600-h/m.abonnenc+1+copie"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R5o3mHl8cMI/AAAAAAAAAGs/WNwYar2ET3I/s320/m.abonnenc+1+copie" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5159497451119079618" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Les dessins muraux ou sur papier de Mathieu Abonnenc, peuplés d'entrelacs de motifs et de formes parfois difficilement identifiables, ont tous un point commun: une pièce manquante, figurée par une tâche blanche, ou plutôt, un trou, un vide, blanc sur le mur (ou le papier) blanc. Une tautologie chromatique qui dé-montre l'invisible/indicible et fait resurgir l'oubli, l'omission, le déni, creusés dans les zones sombres de l'Histoire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 153, 51);"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 153, 51);"&gt;:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-size:85%;" &gt; &lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Liens :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-size:85%;" &gt;http://www.galeriealminerech.com&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-size:85%;" &gt;http://documentsdartistes.org/artistes/broccolichi/page1.html&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;http://www.galeriehussenot.com&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 153, 51);"&gt;:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-size:85%;" &gt;Photos :&lt;br /&gt;1) &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);font-size:85%;" &gt;Yoko&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-size:85%;" &gt;, Don Brown. Courtesy Galerie Almine Rech.&lt;br /&gt;2) &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);font-size:85%;" &gt;Dispersion&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-size:85%;" &gt;, (installation, détail). Courtesy Galerie Frédéric Giroux.&lt;br /&gt;3) &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);font-size:85%;" &gt;Le Monde connu&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-size:85%;" &gt; (légende à compléter). &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-size:85%;" &gt;Courtesy Galerie Ghislaine Hussenot.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-8446028817315659669?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/8446028817315659669/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=8446028817315659669' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/8446028817315659669'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/8446028817315659669'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2008/01/this-is-white-white-cube.html' title='It is a white, white cube'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R58T33l8cPI/AAAAAAAAAHE/GyoVr3pU0y8/s72-c/db1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-490665409656920094</id><published>2008-01-19T14:05:00.001+01:00</published><updated>2009-03-13T21:33:48.422+01:00</updated><title type='text'>Apparition</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;Ce soir là, jeudi 17 janvier 2008, Jeanne Moreau était invitée sur le plateau du "Grand Journal" de Canal+ pour fêter ses 60 ans de carrière, entourée de trois jeunes espoirs du cinéma français qu'elle avait invités spécialement pour l'occasion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R5IKpA8-MAI/AAAAAAAAAGE/6H-TbPoCeBc/s1600-h/sophie+calle.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R5IKpA8-MAI/AAAAAAAAAGE/6H-TbPoCeBc/s400/sophie+calle.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5157196223039287298" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Rien de surprenant dans tout cela. Non, la vraie surprise, ce fut l&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;'apparition de Sophie Calle à l'écran, conviée à s'exprimer — &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;pas sur le plateau, &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;n'exagérons rien, mais &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;par vidéo interposée&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; — sur cette grande actrice, qui est accessoirement l'une des 107 femmes auxquelles l'artiste a demandé de relire, de rejouer, une lettre de rupture personnelle utilisée comme matrice de son projet &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Prenez soin de vous&lt;/span&gt;, présenté cette année au Pavillon français de la Biennale de Venise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Sophie Calle est certainement l'une des artistes contemporaines les plus connues — et reconnues — du "grand public" à ce jour, aux côtés des Daniel Buren, Christian Boltanski, Annette Messager, etc. Sa participation à la Biennale d'art contemporain de Venise lui valut, entre autres honneurs publics, de faire la une de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Télérama &lt;/span&gt;et  de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle&lt;/span&gt;, c'est dire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Bref, ce ne devrait pas paraître si étonnant de voir Sophie Calle à la télévision. Je n'étais pas aussi stupéfaite en la croisant l'an dernier à l'exposition de Philippe Mayaux à l'Espace 315 du Centre Pompidou, qui lui avait d'ailleurs consacré une rétrospective quelques &lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;années plus tôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);font-size:100%;" &gt;::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;Elle avait une mini jupe&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;Et de grandes lunettes  un peu rétro &lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;Je l'ai vue, je l'ai reconnue&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;Puis on s'est perdues de vue&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;On s'est retrouvées (à la télé)&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;Puis on s'est séparées&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);font-size:100%;" &gt;::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Sophie, à présent que je t'ai VUE À LA TÉLÉ, feras-tu d'autres apparitions ? &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;span style="color: rgb(192, 192, 192);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);font-size:100%;" &gt;:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;Chacun pour soi est reparti&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;Dans l'tourbillon de la vie&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;Je l'ai revue un soir ah la la&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;Elle est retombée dans mes bras...&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;span style="color: rgb(192, 192, 192);"&gt;No TV last night.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(192, 192, 192);"&gt;M'as-tu vue?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="color: rgb(192, 192, 192);"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:85%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Photo: couverture du livre &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Prenez soin de vous&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;, Actes Sud, juin 2007.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-490665409656920094?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/490665409656920094/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=490665409656920094' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/490665409656920094'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/490665409656920094'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2008/01/apparition.html' title='Apparition'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R5IKpA8-MAI/AAAAAAAAAGE/6H-TbPoCeBc/s72-c/sophie+calle.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-5981015108731162797</id><published>2008-01-05T14:08:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T17:15:45.272+01:00</updated><title type='text'>Le goût de l'illusion</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R3-Vvg8-L9I/AAAAAAAAAFs/zqXrwtyn-9k/s1600-h/celador.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R3-Vvg8-L9I/AAAAAAAAAFs/zqXrwtyn-9k/s320/celador.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5152001142267195346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Ceci n'est pas un bonbon. C'est plus qu'un &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;bonbon, le goût en moins...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Celador&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;, qui revêt l'apparence d'une jolie confiserie acidulée, fait office de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;teaser&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; de la prochaine exposition-événement de l'artiste français Loris Gréaud au Palais de Tokyo, intitulée &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Cellar Door&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Produit classifié, packagé, commercialisé, nom déposé, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Celador&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; réunit toutes les caractéristiques du bien de consommation mais fonctionne comme de l'art.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'absence de goût, à la fois surprenante et désagréable, fait de ce bonbon un bonbon conceptuel. A vous, valeureux goûteur, de "finir l'œuvre" en projetant la saveur de ce bonbon qui n'en a pas...&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loris Gréaud s'est emparé des codes du mass-marketing afin d'infiltrer le réel et d'étendre le champ d'action (et de réception) de son œuvre. Il explose ainsi le cadre conventionnel de l'art qu'il injecte jusque dans la vie quotidienne du consommateur. &lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poussant jusqu'au bout la logique marketing, Gréaud a fait tourner un spot publicitaire (voir lien) révélant l'existence de ce mystérieux bonbon qui annonce l'exposition en même temps qu'il émane d'elle. Vendu dans les réseaux de distribution usuels, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Celador, &lt;/span&gt;qui préexiste à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cellar Door&lt;/span&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;va aussi lui survivre et, t&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;elle une madeleine de Proust post-moderne,&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; lui permettre ainsi de continuer à exister de façon virtuelle, mentale...&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);font-size:85%;" &gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 51, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cellar Door&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 51, 153);"&gt;, 14 février-4 mai 2008 &lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(153, 51, 153);"&gt;&lt;br /&gt;Palais de Tokyo, 13 avenue du Président Wilson, Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);" href="%3Ehttp://www.palaisdetokyo.com/" target="_blank"&gt;http://www.palaisdetokyo.com&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-size:85%;" &gt;&lt;br /&gt;http://a-taste-of-illusion.com/index.html&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-5981015108731162797?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/5981015108731162797/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=5981015108731162797' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/5981015108731162797'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/5981015108731162797'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2008/01/le-got-de-lillusion.html' title='Le goût de l&apos;illusion'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R3-Vvg8-L9I/AAAAAAAAAFs/zqXrwtyn-9k/s72-c/celador.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-8203164861221773437</id><published>2008-01-02T12:13:00.001+01:00</published><updated>2008-12-10T17:15:45.605+01:00</updated><title type='text'>Bonne année 2008</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R3tySw8-L7I/AAAAAAAAAFc/hMEnQmmfgpM/s1600-h/gerhard+richter-happy+face+221.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R3tySw8-L7I/AAAAAAAAAFc/hMEnQmmfgpM/s400/gerhard+richter-happy+face+221.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5150836265532141490" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:85%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Photo : Gerhard Richter,   &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lachmann (insc on stretcher)&lt;/span&gt;, 1967.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-8203164861221773437?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/8203164861221773437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=8203164861221773437' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/8203164861221773437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/8203164861221773437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2008/01/bonne-anne-2008.html' title='Bonne année 2008'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R3tySw8-L7I/AAAAAAAAAFc/hMEnQmmfgpM/s72-c/gerhard+richter-happy+face+221.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-6446374420439843472</id><published>2007-12-19T13:47:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T17:15:45.795+01:00</updated><title type='text'>Riposte</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R2qGFQ8-L5I/AAAAAAAAAFM/ynEfja6DuuU/s1600-h/fabiengiraud2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R2qGFQ8-L5I/AAAAAAAAAFM/ynEfja6DuuU/s400/fabiengiraud2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5146072949232381842" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Parmi tous les "acteurs" du "monde de l'art", il en est des plus confortablement installés que d'autres...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;D'art il n'y aurait point sans artistes. On en arriverait presque à oublier ce constat quasi tautologique tant ces derniers sont entourés, voire ensevelis, d'une myriade de (plus ou moins) professionnels de l'art en l'absence desquels ils ne seraient pas à même d'exister pleinement.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;Les artistes, certes nécessaires, mais pas suffisants. Quoique, c'est parfois à se demander si galeristes, critiques, commissaires, mécènes et autres particules élémentaires du milieu de l'art contemporain n'encrasseraient pas quelque peu la machine, servant leurs intérêts propres, individuels ou "communautaires", sous couvert de défendre — ou de descendre — tel ou tel.&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Finalement, ce sont les collectionneurs qui semblent le mieux tirer leur épingle du jeu: ils apportent de l'eau au moulin sans noyer personne.&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Indéniablement, lesdits "plus confortablement installés que d'autres" semblent être les critiques. Si l'on est actuellement en droit de penser que la critique d'art à proprement parler n'existe plus,  nombreux sont pourtant ceux qui s'en réclament et jouissent de ce "pouvoir" — pire, d'un soi-disant devoir — autoproclamé d'adouber ou de dégommer artistes ou commissaires (1), expositions ou institutions. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Il faut ici souligner la vulnérabilité de la plupart des artistes qui exposent, et par la même occasion, s'exposent au regard et au jugement d'autrui, ainsi que la &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;relative &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;prise de risque qui caractérise leur démarche et explique peut être le développement croissant d'un "appareillage" humain incarné par la figure du commissaire, ou "curator", sorte de directeur artistique censé organiser, promouvoir et protéger l'artiste et son œuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Tout le "système" de l'art (contemporain) émane de la matrice que constituent l'artiste et son œuvre. Viennent entre autres s'y greffer commentaires et discours (critiques ou non), lesquels demeurent de simples applications.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;En tant que critique, ou plus génériquement en tant que commentateur, il convient alors de faire preuve de science, de prudence et d'humilité, et &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;d'être &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;par &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;ailleurs conscient que la publicité d'un brûlot à l'encontre, non pas &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;d'une institution&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;, ni même &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;d'un commissaire&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;, mais bien d'artistes en personne, est à manier avec force dextérité, et que la réplique est possible. Et &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;dans certains cas, &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;souhaitable. &lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;Comme dans celui qui suit...&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);"&gt;Ultralab VS Jean-Max Colard:&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(255, 102, 102);" href="http://www.chronicart.com/news/actu_1.php" target="_blank"&gt;http://www.chronicart.com/news/actu_1.php&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);font-size:85%;" &gt;(1) &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Notons que ces deux fonctions ne sont pas incompatibles: certains artistes peuvent être ponctuellement commissaires d'exposition, à l'instar de Mathieu Mercier (récemment, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Dérive&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt; à la Fondation d'entreprise Ricard) ou Ugo Rondinone (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Third Mind&lt;/span&gt;, Palais de Tokyo), voire scénographes (Daniel Buren pour &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Prenez soin de vous&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt; de Sophie Calle, Biennale de Venise 2007). En outre, un certain nombre de critiques sont aussi commissaires d'exposition (à moins que ce ne soit l'inverse?).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Photos : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Straight Edge &lt;/span&gt;&lt;span&gt;(vidéo)&lt;/span&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:85%;" &gt;Fabien Giraud, &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:85%;" &gt; 2005. Courtesy&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Fabien Giraud / Olivier Anselot, Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-6446374420439843472?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/6446374420439843472/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=6446374420439843472' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/6446374420439843472'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/6446374420439843472'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2007/12/riposte.html' title='Riposte'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R2qGFQ8-L5I/AAAAAAAAAFM/ynEfja6DuuU/s72-c/fabiengiraud2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-548487517100327592</id><published>2007-12-13T18:02:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T17:15:45.970+01:00</updated><title type='text'>Coming soon...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R2HXUb4Wu4I/AAAAAAAAAE8/6EseTZBIj54/s1600-h/coming+soon.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R2HXUb4Wu4I/AAAAAAAAAE8/6EseTZBIj54/s400/coming+soon.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5143628995515300738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Il avait fallu se motiver pour enfiler bonnet et gants et filer au vernissage de la nouvelle exposition présentée au Plateau ce 12 décembre. J'avais décidé, comme à l'accoutumée, de faire d'une pierre deux coups et de passer voir l'exposition en cours à la Cosmic Galerie, le&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;sdits "lieux d'art contemporain de l'est parisien" ayant, à l'instar des galeries du quartier Louise Weiss, regroupé leurs vernissages en une même date.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Une fois sortie du métro à la station Pyrénées, un vague pressentiment m'avait saisie qui ne tarderait pas à se vérifier...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Etait-ce le titre en forme de prémonition de &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;l'exposition de Pierre Bismuth — &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Coming soon&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; — qui par ailleurs avait déjà commencé et profitait du vernissage du Plateau pour se (re)vernir ? Etaient-ce ces &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;improbables "specimens" de billets de 60 euros jonchant le sol qui, sur le chemin du métro à la galerie, m'avaient rappelé par quelque miraculeuse intuition la bien nommée "affaire des cartons piégés" fomentée par le collectif d'artistes Ultralab en 1999, et récemment réactivée par la sortie de leur film &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Psychopathologie de la vie quotidienne dans le monde des arts &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;(1) ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Toujours est-il qu'en arrivant à bon port vers 19h30, alors quasiment persuadée, au vu de la remarquable absence de l'habituel groupuscule de "vernisseurs" fumant, bavardant et trinquant à l'extérieur de la galerie, qu'il n'y avait là trace d'aucun vernissage, fût-il le plus sage, je tentai, ayant vu de la lumière et bien qu'ayant constaté un silence inquiétant après avoir collé mon oreille à la porte, une intrusion aussi vaillante que désespérée...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Là, trois personnes se tenaient debout, le manteau déjà boutonné, fin prêtes à affronter le froid hivernal. J'expliquai alors la situation en lisant la surprise sur leur visage — et eux sur le mien — et, voyant que l'extinction des feux, vraisemblablement imminente, n'avait pas encore eu lieu, je demandai l'autorisation de faire un tour de piste, "histoire de ne pas être venue jusqu'ici pour rien"...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Je découvris alors une installation de Pierre Bismuth — plus qu'une exposition éponyme — intitulée &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Coming soon&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;, que je ne découvrais précisément pas pour l'avoir déjà vue cette année en vitrine de la Kadist Art Foundation lors de l'exposition &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Some Time Waiting&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;. L'effet d'annonce du titre, luminescent, clignotant même, s'était alors mué en sentence déceptive et signalait ostensiblement une non exposition qui feignait d'introduire la suivante.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Prochainement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Prémonitoire vous disais-je.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;(1) En 1999, le collectif Ultralab édite 10 faux cartons d'invitation à des expositions factices. Chaque prototype est envoyé à un acteur du "milieu de l'art contemporain": artiste, critique, galeriste, etc. Le film &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 153, 153);"&gt;Psychopathologie de la vie quotidienne dans le monde des arts&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt; (2007), récemment projeté en avant-première au Jeu de Paume où Ultralab expose jusqu'à fin décembre, propose une série d'extraits choisis d'entretiens réalisés avec les dix "victimes" de cette supercherie, d'Elisabeth Lebovici à Magda Danysz en passant par Stephen Wright et Bernard Stiegler.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Photo: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Coming soon&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;, Pierre Bismuth, 2005. Courtesy Cosmic Galerie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-548487517100327592?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/548487517100327592/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=548487517100327592' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/548487517100327592'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/548487517100327592'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2007/12/coming-soon.html' title='Coming soon...'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R2HXUb4Wu4I/AAAAAAAAAE8/6EseTZBIj54/s72-c/coming+soon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-6989574233639896600</id><published>2007-12-08T16:00:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T17:15:47.118+01:00</updated><title type='text'>La cité va craquer</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1q7z74WuqI/AAAAAAAAADM/MU85hWd5xNg/s1600-h/pernot4.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1q7z74WuqI/AAAAAAAAADM/MU85hWd5xNg/s320/pernot4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5141628425518627490" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;La représentation actuelle de la banlieue,  essentiellement diffusée à travers le tube cathodique, confère à cette marge urbaine une image de zone de non droit où dégradations et violences seraient   devenues le quotidien des habitants et de leurs spectateurs par écran interposé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes en effet bien loin aujourd'hui des espoirs nourris dans les années 1950-1970 lors de la construction à la périphérie des villes de ces logements en barres, véritable utopie sociale qui s'apprêtait à abriter sa propre dynamite faute d'infrastructures locales propres à faire autre chose de ces "grands ensembles" que de vastes complexes dortoirs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Dans son ouvrage intitulé "Le Grand ensemble", &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;paru il y a quelques mois au Point &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1q7_b4WurI/AAAAAAAAADU/vj4nnwQXpI4/s1600-h/pernot2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1q7_b4WurI/AAAAAAAAADU/vj4nnwQXpI4/s200/pernot2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5141628623087123122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;du jour éditeur, Mathieu Pernot confronte trois sortes d'images: des cartes postales de ces bâtisses datant de l'époque de leur construction; des portraits de leurs habitants, détails des cartes&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; postales agrandis; des photos de leur démolition.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;En même temps qu'il réintroduit l'humain — par l'image mais aussi par le texte en reprenant les mots figurant au dos des cartes postales —, Mathieu Pernot donne à voir l'échec annoncé d'un projet utopique qui l'en avait en réalité exclu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;La représentation des grands ensembles constitue l'un des sujets de prédilection du jeune artiste français Cyprien Gaillard.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1sHvb4WuyI/AAAAAAAAAEM/lpRV2He60R4/s1600-h/cg+sr.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1sHvb4WuyI/AAAAAAAAAEM/lpRV2He60R4/s320/cg+sr.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5141711911092927266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Son œuvre protéiforme confronte l'architecture moderniste au milieu naturel, qu'elle broie progressivement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Puis vient le jour où la pierre elle-même se trouve broyée (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Desniansky Raion&lt;/span&gt;, voir l'article en lien). La démolition fait événement, spectacle, comme pour mieux dissimuler l'échec, la détresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R5NYxQ8-MBI/AAAAAAAAAGM/cgj0quYcHm0/s1600-h/fum%C3%A9e.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R5NYxQ8-MBI/AAAAAAAAAGM/cgj0quYcHm0/s200/fum%C3%A9e.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5157563601656885266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;Un peu de poudre aux yeux, et beaucoup de fumée pour rien...&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Liens : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;http://www.paris-art.com/lieu-art-exposition/exposition/3841/galerie-cosmic-&lt;br /&gt;cyprien-gaillard-desniansky-raion.html&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;http://www.cosmicgalerie.com/fr/pages/artistes.php?name=6564&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Photos :&lt;br /&gt;1) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Grand Ensemble&lt;/span&gt;, Mathieu Pernot.&lt;br /&gt;2) &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Grand Ensemble&lt;/span&gt;, Mathieu Pernot.&lt;br /&gt;3) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Swiss Ruins. Bumpliz (vue 1)&lt;/span&gt;, Cyprien Gaillard, 2005. Courtesy Cosmic Galerie.&lt;br /&gt;4) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Real Remnants of Fictive War V &lt;/span&gt;(vidéo), Cyprien Gaillard, Courtesy Cosmic Galerie.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-6989574233639896600?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/6989574233639896600/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=6989574233639896600' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/6989574233639896600'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/6989574233639896600'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2007/12/ma-cit-va-craquer.html' title='La cité va craquer'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1q7z74WuqI/AAAAAAAAADM/MU85hWd5xNg/s72-c/pernot4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-5780519526443221370</id><published>2007-12-08T12:58:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T17:15:47.514+01:00</updated><title type='text'>Chutes libres</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1qjm74WumI/AAAAAAAAACs/VfqYbnKfdAU/s1600-h/la+chute1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1qjm74WumI/AAAAAAAAACs/VfqYbnKfdAU/s320/la+chute1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5141601813901261410" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Votre regard a sans doute déjà croisé cette photographie ou l'une de celles extraites de la série "La Chute" (2005-2006), qui a valu à Denis Darzacq d'être récompensé du 1er prix "Stories" du World Press Photo 2007  et a fait l'objet d'une exposition à la galerie Vu au printemps dernier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Initiée à l'issue de la crise des banlieues en 2005, cette série surprenante montre les corps en suspens de jeunes danseurs de hip hop ou de capoeira dans l'environnement urbain de la cité.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Inscrite au sein d'un contexte socio-politique fort, "La Chute" donne à voir un entre-deux, saisi par la photographie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1qj874WunI/AAAAAAAAAC0/uG03awnftHo/s1600-h/la+chute2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1qj874WunI/AAAAAAAAAC0/uG03awnftHo/s200/la+chute2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5141602191858383474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;A la raideur de l'architecture, neutre et sans saveur, le corps oppose sa souplesse, sa liberté maîtrisée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Il s'agit de s'élever vers d'autres cieux, de se maintenir. Résister à la gravité, ne pas toucher le sol, de peur de s'y enfoncer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Sortir la tête du béton, et rêver...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Un temps suspendu dans l'espace, le corps va devoir retomber.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pour l'heure, il demeure en lévitation, à jamais. Porté par un vent furieux, ou soulevé d'une énergie folle.&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:85%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 153, 255);"&gt;Liens : http://denis.darzacq.revue.com/la_chute/index.html&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:85%;" &gt;Photos : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Chute&lt;/span&gt;, Denis Darzacq. Courtesy Galerie Vu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-5780519526443221370?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/5780519526443221370/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=5780519526443221370' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/5780519526443221370'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/5780519526443221370'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2007/12/chutes-libres.html' title='Chutes libres'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1qjm74WumI/AAAAAAAAACs/VfqYbnKfdAU/s72-c/la+chute1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-5627818590757012998</id><published>2007-12-05T19:17:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T17:15:48.064+01:00</updated><title type='text'>Doubles villes</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1br0L4WucI/AAAAAAAAABc/mjW3LXe3d2c/s1600-h/tom+leighton+2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 178px; height: 277px;" src="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1br0L4WucI/AAAAAAAAABc/mjW3LXe3d2c/s320/tom+leighton+2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5140555306464885186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Le jeune photographe anglais Tom Leighton produit des images faussement symétriques représentant la ville: Tokyo, New York, Londres, Barcelone ou Berlin ont fait les frais de ses manipulations numériques.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;En falsifiant ces réalités urbaines, il crée autant de paysages contemporains à la fois improbables et familiers évoquant certaines représentations classiques de l'espace urbain et de son architecture dans la peinture ou l'iconographie utopique, à l'instar de "La Cité idéale" (XVe siècle).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1fsbL4WudI/AAAAAAAAABk/ovhqovEWp6w/s1600-h/800px-Piero_della_Francesca_-_Ideal_City.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1fsbL4WudI/AAAAAAAAABk/ovhqovEWp6w/s320/800px-Piero_della_Francesca_-_Ideal_City.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5140837451456494034" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Les fictions urbaines de Tom Leighton donnent à voir des cités  réelles et imaginaires, étranges et fascinantes, mutantes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1fyib4WufI/AAAAAAAAAB0/Imy9_Z-s29Y/s1600-h/13parisn-119_petit.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1fyib4WufI/AAAAAAAAAB0/Imy9_Z-s29Y/s200/13parisn-119_petit.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5140844173080312306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Moins complexes sur le plan technique de par leur stricte symétrie — bien que celle-ci soit à la fois verticale et horizontale —, les photocompositions d'Hervé Perdriel n'en sont pas moins troublantes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Sur le principe du test de Rorschach, il dédouble un ou plusieurs éléments architecturaux et élabore ainsi des formes qui se détachent progressivement de leur contexte urbain ou industriel, livrées à l'interprétation du spectateur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Ces visions kaléidoscopiques d'un environnement urbain contemporain, flirtant avec un certain surréalisme, réinventent la ville sur un mode graphique, voire ludique.&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;Liens :&lt;br /&gt;www.thecynthiacorbettgallery.com&lt;br /&gt;http://www.artmajeur.com/?go=user_pages/display_all&amp;amp;login=perdriel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Photos :&lt;br /&gt;1) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Piazza&lt;/span&gt;, 2006, Tom Leighton / Courtesy The Cynthia Corbett Gallery&lt;br /&gt;2) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Cité idéale&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;3) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Paris, Immeubles Quai de Grenelle&lt;/span&gt;, Hervé Perdriel / Courtesy &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Hervé Perdriel&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:85%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-5627818590757012998?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/5627818590757012998/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=5627818590757012998' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/5627818590757012998'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/5627818590757012998'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2007/12/doubles-villes.html' title='Doubles villes'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1br0L4WucI/AAAAAAAAABc/mjW3LXe3d2c/s72-c/tom+leighton+2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-4894789737519897977</id><published>2007-12-03T23:33:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T17:15:48.329+01:00</updated><title type='text'>Entrée en matière</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1ScbL4WubI/AAAAAAAAABU/8q9z3o_9RSI/s1600-R/Adach-Ministry-BD-.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1ScbL4WubI/AAAAAAAAABU/RDBVAKl8hM8/s320/Adach-Ministry-BD-.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5139905065596139954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Figurant parmi les quatre artistes sélectionnés  pour l'édition 2007 du Prix Marcel Duchamp, décerné à Tatiana Trouvé lors de la Fiac en octobre dernier, le peintre polonais Adam Adach présente, jusqu'au 2 février 2008, une dizaine d'œuvres à La Galerie, centre d'art contemporain situé à Noisy-Le-Sec.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Le choix des œuvres et leur accrochage, bien pensé sans être bien-pensant, mettent à jour les&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt; fondamentaux du travail de l'artiste: la part d'abstraction &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R12T2b4Wu0I/AAAAAAAAAEc/NKbgD7ysgjE/s1600-h/Adach-Fondations-BD-.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R12T2b4Wu0I/AAAAAAAAAEc/NKbgD7ysgjE/s200/Adach-Fondations-BD-.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5142428912933321538" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;contenue dans une pratique manifestement figurative; la réflexion entre histoire personnelle et Histoire, mémoires individuelle et collective; l'omniprésence de la construction en écho au passé communiste de la Pologne, autrefois rattachée au bloc soviétique, et au constructivisme russe; la fragilité des utopies, la précarité du bonheur et son échafaudage; l'obsolescence des concepts futuristes d'hier, ...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Ancrées dans la réalité, les toiles d'Adam Adach sont en mesure de l'outrepasser et de basculer dans le rêve, le cauchemar ou la science-fiction.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Si elles&lt;span style="font-size:100%;"&gt; font images, leur matérialité les ramène sur le terrain accidenté de la peinture, des reliefs, de l'épaisseur qui révèle tout ce qu'elle est à même d'occulter, par recouvrement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Un tableau &lt;/span&gt;peut en cacher un autre. Il dit aussi les zones d'ombre et de lumière de l'Histoire, et de l'artiste.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;La Galerie, 1 rue Jean Jaurès 93130 Noisy-Le-Sec.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;mar-ven 14h-18h / sam 14h-19h. Entrée libre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:85%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Photos:&lt;br /&gt;1) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ministry of Communication&lt;/span&gt;, Adam Adach, 2006. Courtesy Galerie Nächst St. Stephan Rosemarie Schwarzwälder, Vienne.&lt;br /&gt;2) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fondations&lt;/span&gt;, Adam Adach, 2002. Courtesy Galerie Jean Brolly, Paris.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-4894789737519897977?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/4894789737519897977/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=4894789737519897977' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/4894789737519897977'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/4894789737519897977'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2007/12/entre-en-matire.html' title='Entrée en matière'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1ScbL4WubI/AAAAAAAAABU/RDBVAKl8hM8/s72-c/Adach-Ministry-BD-.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8155099563073688785.post-5501637496195021951</id><published>2007-11-30T16:53:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T17:15:48.713+01:00</updated><title type='text'>Un blog en plus...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1A-qA6m7UI/AAAAAAAAAAM/hrlMfwOwLic/s1600-R/pb.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1A-qA6m7UI/AAAAAAAAAAM/RLeTN0P5TPw/s320/pb.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5138676066350984514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Bonjour à tous !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Et bienvenue sur mon blog...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;"Un blog de plus" me direz-vous, et je ne vous dirai pas le contraire...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Mais quel irrésistible délice que de s'immerger dans la blogosphère, noyé sous les url, les profils, les idées, ... Etre là, tout en étant perdu.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Une histoire à soi, à partager avec les autres. Une exposition personnelle en somme...!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;"N'éprouveriez-vous pas, très chère, certain penchant pour l'épanchement?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;En ma modeste qualité de journaliste, je dirais plutôt que les mots sont mon moteur, l'écriture, mon heureux labeur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Aujourd'hui spécialisée dans l'art contemporain (ce ne fut pas toujours le cas, mais le hasard fait parfois bien les choses), ma verve, qui a beau suivre plusieurs régimes (de textes), a la langue bien pendue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;L'écriture est un travail. C'est avant tout un plaisir, et c'est pour restituer en partie ce plaisir que ce blog vient pointer le bout de son nez, bien aiguisé...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Adieu contraintes et formatages, bonjour complaintes et décadrages!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Ici, de l'air, de l'art et du hasard.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Des choses en plus, des choses du moins ...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Découper, former, évider, empiler. Et si ça servait à ça, un blog ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:85%;" &gt;Photo : Pierre Bismuth, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Des choses en moins, des choses en plus&lt;/span&gt;, 2003, Cosmic Galerie.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8155099563073688785-5501637496195021951?l=annelouvicente.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://annelouvicente.blogspot.com/feeds/5501637496195021951/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8155099563073688785&amp;postID=5501637496195021951' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/5501637496195021951'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8155099563073688785/posts/default/5501637496195021951'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://annelouvicente.blogspot.com/2007/11/un-blog-en-plus.html' title='Un blog en plus...'/><author><name>Anne-Lou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02623020155271198685</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__RDhILohUBI/R1A-qA6m7UI/AAAAAAAAAAM/RLeTN0P5TPw/s72-c/pb.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry></feed>
